Bruxelles, 20/12/2006 (Agence Europe) - Le Commissaire Markos Kyprianou et le ministre russe de l'Agriculture, Alexeï Gordeyev, sont parvenus mardi soir à Moscou à un « accord de principe verbal » sur la poursuite des exportations actuelles de viande de l'UE vers la Russie après l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie le 1er janvier prochain. L'accord verbal devra encore être traduit en « Memorandum of Understanding » (une première réunion entre experts européens et russes à ce sujet a déjà eu lieu mercredi matin à Moscou) que les deux parties envisagent de signer au plus tard le 18 janvier prochain, à l'occasion de la « Semaine verte » à Berlin. Ces dernières semaines, la Russie avait à plusieurs reprises mis en cause la capacité de la Bulgarie et de la Roumanie à respecter les normes sanitaires et phytosanitaires communautaires et avait menacé d'interdire toute importation de viande en provenance de l'ensemble de l'Union européenne à partir du 1er janvier prochain. Cette menace est désormais écartée, s'est félicité le Commissaire Kyprianou. La Commission a en effet pu convaincre les autorités russes que les mesures transitoires qui s'appliqueront aux deux nouveaux pays membres dès leur entrée dans l'UE (à savoir l'interdiction, pour la plupart des abattoirs bulgares et roumains, de vendre de la viande sur le marché communautaire et d'en exporter vers les pays tiers) sont suffisamment efficaces pour empêcher que de la viande non conforme aux normes européennes puisse atterrir sur le marché russe.
L'accord verbal de Moscou porte sur la poursuite des exportations actuelles de viande européenne vers la Russie, mais ne résout en rien le problème de l'embargo russe actuellement en place contre la viande polonaise. La question n'a même pas été évoquée par le Commissaire Kyprianou lors de son entretien avec le ministre russe, comme l'a confirmé mercredi son porte-parole. « Il n'a pas été possible pour M. Kyprianou de soulever la question polonaise, parce que la réunion était focalisée sur la menace russe d'un embargo contre les exportations en provenance de l'Union tout entière ». La Commission reste néanmoins déterminée à poursuivre ses efforts pour trouver une solution au problème polonais le plus rapidement possible et espère que la « bonne atmosphère » créée par l'accord verbal de mardi soir facilitera la recherche d'une solution, a souligné le porte-parole de la Commission. (hb)