Bruxelles, 15/11/2006 (Agence Europe) - Le Conseil Affaires générales/Relations extérieures de l'UE a décidé, le 13 novembre, de proroger d'un an, soit jusqu'au 15 novembre 2007, la décision 2004/793/CE qui, en 2004, avait clôturé les consultations politiques avec le Togo et établi les conditions à remplir par ce pays pour obtenir de l'UE la reprise de la coopération. Dans l'esprit de l'UE, la prorogation de la décision de 2004, amendée pour tenir compte des progrès réalisés, devrait permettre aux autorités togolaises de tenir l'intégralité des engagements pris. Dans l'intervalle, les ressources disponibles pour le Togo au titre du 9ème FED, soit quelque 40 millions d'euros, seront notifiées, ouvrant ainsi la voie à la normalisation des relations UE/Togo. Un courrier a été adressé aux autorités togolaises pour les féliciter du « bilan actuel qui fait apparaître une amélioration considérable et régulière de la situation », et les informer de la décision du Conseil.
Bien que le Togo ait respecté nombre de ses engagements pour remédier aux problèmes identifiés par l'UE et restaurer la démocratie, notamment par une politique d'ouverture et un accord politique global, le Conseil a jugé que des mesures importantes doivent encore être mises en œuvre pour respecter les éléments essentiels de l'accord de Cotonou (article 9) concernant le respect des droits de l'homme, des principes démocratiques et de l'Etat de droit.
Pour cette raison, l'UE souhaite la poursuite d'un dialogue approfondi sur les points suivants: - la consolidation des avancées réalisées, qui devra être confirmée à l'occasion des prochaines échéances électorales ; - la mise en œuvre du cadre électoral accepté par toutes les parties pour aller vers des élections législatives libres et transparentes ; - la définition d'un cadre juridique organisant le financement des partis politiques ; - la poursuite du processus de décentralisation ; - le traitement de la question de la lutte contre l'impunité ; - la révision des statuts de la Commission nationale des droits de l'Homme et sa recomposition, ainsi que l'établissement à Lomé d'un bureau du haut Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies. Une révision des progrès enregistrés aura lieu à des intervalles réguliers n'excédant pas six mois. (an)