Strasbourg, 28/09/2006 (Agence Europe) - La 2ème Conférence euroméditerranéenne sur l'agriculture (qui s'est ouverte jeudi après-midi au siège du Conseil de l'Europe) permettra de faire le point sur les principaux défis posés à l'agriculture euroméditerranéenne, a dit à la presse le Vert français Gérard Onesta, vice-président du Parlement européen (voir EUROPE n° 9274). Un des principaux défis est celui de l'eau, car 60% de la population mondiale qui souffre du manque d'eau réside en Méditerranée. Selon M. Onesta, le processus de Barcelone, malgré ses insuffisances, constitue le cadre privilégié pour développer l'agriculture méditerranéenne au nord comme au sud et atténuer la concurrence entre les producteurs des deux rives: la révision de l'instrument financier européen au bénéfice de l'EuroMed devrait servir cet objectif. René Van der Linden, président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a, lui, surtout tracé le cadre général dans lequel doivent évoluer toutes les politiques pour la Méditerranée. Dans le domaine agricole, selon lui, l'apport d'argent sera moins déterminant que l'échange d'expériences et de savoir-faire. Walter Schmid, responsable de la politique agricole au Conseil de l'Europe, a pour sa part affirmé la méfiance que lui inspire le projet de libre-échange agricole. Guy Giva, président du Comité Méditerranée de la FIPA (Fédération internationale des producteurs agricoles), a lui aussi affirmé ses craintes: "Si rien n'est fait, les disparités vont s'accroître" et les conséquences se feront sentir en termes d'immigration. Dans un document transmis à la conférence, la FIPA estime que « la mise en place de la zone de libre-échange risque de mettre à nu les faiblesses des agricultures du sud du bassin et de les accentuer ».