Innsbruck, 07/03/2006 (Agence Europe) - Les ministres européens de la Défense ont décidé, lors de leur réunion informelle à Innsbruck, de se donner plus de temps pour étudier la demande de l'ONU de préparer une force militaire de l'UE prête à intervenir en cas de débordements lors des élections qui doivent se tenir, en juin, en République démocratique du Congo. Les ministres ne sont pas parvenus, à ce stade, à définir leurs contributions à une telle opération dont le mandat doit encore être précisé. Certains Etats membres se sont même montrés réticents à mobiliser des troupes à cet effet. Javier Solana a été invité à intensifier ses contacts avec le président de la RDC, Joseph Kabila, et les dirigeants de l'Union africaine (UA) pour obtenir davantage de précisions sur les besoins réels. Lors d'une conférence de presse, le 7 mars, le ministre autrichien de la Défense, Günther Platter, a assuré que ses homologues ont une nouvelle fois donné leur accord de principe à l'organisation d'une telle opération de soutien. « Tous les pays ont un avis favorable au sujet de la préparation de cette mission », a renchéri M. Solana, qui a reconnu la nécessité de mieux planifier certaines modalités de cette mission. Il aura l'occasion d'évoquer le sujet le 8 mars, lors d'une rencontre avec le président de l'UA et aussi avec certains membres du Bundestag en Allemagne.
Lors de cette réunion informelle, la France, ainsi que la Suède et l'Irlande, se sont montrées prêtes à participer à cette opération, tandis que le Royaume-Uni et l'Autriche ont clairement indiqué qu'ils étaient disposés à envoyer seulement une poignée d'officiers (jusqu'à 10 pour l'Autriche). L'Allemagne n'est pas hostile à mettre à disposition des soldats, mais ne souhaite pas assurer le « leadership » de la mission. La France a demandé la participation du plus grand nombre possible de pays de l'UE, alors que M. Solana a souligné que cette opération pourrait très bien fonctionner avec deux ou trois pays. Plusieurs ministres ont rappelé qu'ils devaient d'abord consulter leur parlement avant de décider de leurs contributions.