Bruxelles, 07/03/2006 (Agence Europe) - Les Premiers ministres de Finlande et du Portugal, Matti Vanhanen et José Socrates, estiment que la Constitution européenne pourrait être sauvée moyennant des « changements marginaux », mais en gardant l'essentiel du texte (rejeté par les peuples français et néerlandais). « Quelle que soit la solution, elle devra être inspirée du texte présent. Il n'est pas possible de mettre complètement de côté un texte sur lequel nous sommes tombés d'accord et qui est le résultat d'un compromis », a déclaré M. Socrates le 6 mars lors d'une visite en Finlande. M.Vanhanen a, lui aussi, rappelé que la Constitution est le fruit « de nombreux compromis » et s'est dit « persuadé que la solution finale sera fortement basée sur le texte que nous avons aujourd'hui ». « Si changements il y a, je peux dire qu'ils seront assez marginaux », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse avec M.Socrates, ajoutant que la Finlande et le Portugal font partie des pays membres « qui font preuve de flexibilité pour trouver une solution ».
A ce stade, ni la Finlande, ni le Portugal n'ont ratifié la Constitution. Le parlement finlandais doit se prononcer dans les prochaines semaines sur un rapport gouvernemental qui plaide implicitement en faveur de la ratification, si possible encore avant que la Finlande assume la présidence du Conseil de l'UE au second semestre 2006. Quant au Portugal, il convoquera un référendum dès que le texte aura été révisé, a indiqué M. Socrates.