Bruxelles, 06/02/2006 (Agence Europe) - La réunion ministérielle UE-Chine du 3 février à Vienne a été essentiellement consacrée aux préparatifs d'un nouvel accord bilatéral de partenariat et de coopération « moderne » qui « remplacera un accord commercial vieux de plus de vingt ans » et « reflétera toute l'étendue de la collaboration entre la Chine et l'Union », a expliqué à l'issue des travaux la ministre autrichienne des Affaires étrangères et présidente du Conseil de l'UE, Ursula Plassnik. Collaboration qui existe aussi bien sur les questions de politique extérieure (Corée du Nord, Iran et Afghanistan) que dans les domaines de l'énergie et de l'environnement, de l'espace (collaboration de la Chine au projet Galileo), des sciences et technologies, et de la lutte contre les maladies contagieuses. Au niveau politique, Mme Plassnik a notamment abordé avec son homologue, Li Zhaoxing, la question de l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine, en rappelant que, alors que le Conseil de l'Union travaille toujours sur le code de conduite concernant le contrôle des exportations d'armes de l'Union, la levée de l'embargo ne fait pas encore l'objet d'un consensus entre les Etats membres, et qu'elle n'est donc pas à l'ordre du jour. Sur Taïwan, Mme Plassnik a réitéré la position de l'Union, qui reste attachée à une solution pacifique au conflit opposant Beijing et Taipeh. Dans ce contexte, la ministre autrichienne a déploré les « récentes remarques du président taiwanais Chen Shui Bian », qui « constituent un mauvais départ pour le progrès des relations » bilatérales entre la Chine et Taïwan et « attisent les tensions ». Mme Plassnik a aussi abordé la situation des droits de l'homme en Chine et s'est félicitée de pouvoir « discuter en toute franchise » de sujets sur lesquels Européens et Chinois ont des « approches différentes ». Dans ce contexte, Mme Plassnik a indiqué aux autorités chinoises que l'Union saluait les « progrès déjà faits » mais qu'elle s'attendait à « d'autres progrès », en particulier en ce qui concerne la libération de tous les prisonniers politiques détenus depuis 1989 et la ratification de la Convention sur les droits civiques et politiques.