Bruxelles, 15/07/2005 (Agence Europe) - Dans l'éditorial de son bulletin mensuel, la Banque centrale européenne (BCE) confirme qu'il n'y a « pas de signes pour l'instant qu'une reprise plus durable des activités économiques a commencé » dans la zone euro. Malgré l'amélioration de certains indicateurs de confiance des entrepreneurs, la croissance est restée fragile du fait de prix du pétrole élevés. Au deuxième trimestre 2005, la croissance devrait se situer sous les 0,5% enregistrés lors des premiers mois de l'année, mais pourrait bénéficier, à plus long terme, d'une hausse des investissements et de la consommation et d'une meilleure compétitivité des prix à l'exportation, souligne l'institution financière. L'éditorial de la BCE reprend les éléments du discours tenu par Jean-Claude Trichet la semaine dernière à l'issue de la réunion du Conseil des gouverneurs, lors de laquelle la BCE avait décidé de maintenir ses taux inchangés au niveau qui est le leur depuis juin 2003. Le taux de soumission minimal appliqué aux opérations principales de refinancement est resté à 2%, alors que celui de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt sont également inchangés, à respectivement 3 % et 1 %.