Bruxelles, 07/12/2004 (Agence Europe) - Louis Michel, Commissaire à la politique au développement, semble encouragé par sa rencontre avec John Garang, le leader du principal mouvement du sud-Soudan, le SPLM/A (Mouvement de libération du peuple soudanais) avec lequel il s'est entretenu lundi à Nairobi. M. Michel a fait part à son interlocuteur du soutien de la Commission et de l'UE tout entière à la signature d'un accord de paix global d'ici à la fin de l'année entre les autorités de Khartoum et le SPLM/A, conformément à l'engagement pris par les deux partis le 19 novembre dernier. « Les deux parties ont intérêt à ce que cet accord fournisse la plate-forme à un règlement global des autres crises affectant le Soudan, notamment celle du Darfour », estime le Commissaire. Dans un communiqué publié depuis Nairobi, M. Michel déclare avoir pu constater du côté du SPLM « une volonté réelle de conclure le processus de Naivaha, volonté faisant écho aux déclarations positives enregistrées la semaine dernière à Khartoum » (où Louis Michel s'était entretenu avec le Président soudanais Omar Al-Bashir). La signature de l'accord de paix permettrait la reprise de la coopération entre l'UE et le Soudan, suspendue depuis 1991. Sur les 369 millions d'euros disponibles pour ce pays, mais toujours gelés, la Commission s'est engagée à débloquer des fonds rapidement. Ces « dividendes de paix » financeraient en priorité l'appui au retour et à la réinstallation des réfugiés et des personnes déplacées dans le pays, le désarmement, la démobilisation et la réintégration des anciens combattants et des actions de renforcement des capacités administratives du Soudan.