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Bulletin Quotidien Europe N° 8635
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/pe/onu

Le Parlement demande une présence plus politique, plus cohérente et plus transparente de l'UE au sein d'une ONU renforcée pour un multilatéralisme plus efficace - Un siège permanent pour l'UE au Conseil de sécurité

Bruxelles, 30/01/2004 (Agence Europe) - La profession de foi du rapport du chrétien-démocrate allemand Armin Laschet dans les vertus du multilatéralisme pour assurer la paix et la sécurité globales, et son plaidoyer en faveur d'une présence plus politique, plus cohérente et plus transparente de l'UE au sein d'une ONU plus forte a reçu, jeudi à Bruxelles, un large soutien de la session plénière, peu avant que ne soit remis à Kofi Annan le prix Sakharov pour tout le personnel de l'ONU (voir EUROPE d'hier, p. 4, et EUROPE du 28 janvier, p. 7, pour le résumé du rapport). Adoptée à une confortable majorité (367 voix pour, 62 contre et 14 abstentions), la résolution, à peine amendée, rappelle que l'Union et ses Etats membres fournissent à l'ONU plus de 50% de ses crédits de fonctionnement et de ses forces de maintien de la paix ainsi que plus de 60% de l'aide au développement, et plaide pour un rôle plus actif de l'Europe au sein de l'ONU, notamment par sa participation à la réforme de structures onusiennes, en vue d'une efficacité accrue du système multilatéral dans son ensemble.

Pour l'essentiel, les députés demandent: - l'augmentation du nombre de membres (permanents ou non) du Conseil de sécurité, pour mieux refléter l'état du monde, à commencer par l'octroi d'un siège de membre permanent à l'Union européenne dès que sa personnalité juridique aura été reconnue dans la Constitution européenne, et l'attribution d'un siège supplémentaire à l'Afrique, à l'Asie et à l'Amérique latine. Le siège de l'Union serait attribué au futur ministre des Affaires étrangères de l'UE proposé dans le projet de Constitution ; - le remplacement du système actuel de veto, par lequel un membre permanent du Conseil de sécurité peut bloquer une décision par un «double veto » exercé par un minimum de deux membres permanents. Dans l'esprit du Parlement, ce droit serait seulement admissible pour des questions relevant du Chapitre VII de la Charte des Nations unies, à savoir des menaces contre la paix, des actes de guerre et d'agression ; - le renforcement du rôle de l'Assemblée générale de l'ONU afin qu'elle puisse jouer un rôle accru et valablement prétendre représenter « les peuples de ces Nations Unies » ; - l' approfondissement du partenariat UE/ONU en matière de développement et d'aide humanitaire, mais aussi de prévention des conflits et de résolution des crises, de lutte contre le terrorisme, de santé publique et de protection de l'environnement

Tirant les leçons des divisions européennes lors de la guerre en Irak, les députés soulignent la nécessité urgente d'améliorer l'échange d'informations et la coordination entre les Etats membres siégeant au Conseil de sécurité, et la Présidence de l'UE. A cette fin, ils suggèrent qu'à chaque fois qu'une déclaration sera faite au nom de l'UE, les Etats membres s'abstiennent de faire leurs propres déclarations nationales, sauf à titre exceptionnel. « L'élaboration de la politique étrangère et de sécurité commune à l'égard des Nations unies doit se caractériser par la participation et l'influence concertée de tous les Etats membres de l'Union européenne », précise la résolution, suite à un amendement PPE/PSE.

Un autre amendement (présenté par le rapporteur et soutenu par la plénière) réitère l'exigence du Parlement visant une interdiction mondiale du clonage des êtres humains et son appui à l'élaboration d'une Convention de l'ONU dans ce sens, prévue en 2004. La résolution amendée exprime aussi le soutien résolu du PE à l'initiative de Kofi Annan de créer un groupe de personnalités de premier plan pour aider la communauté internationale à réaliser les objectifs de développement du Millénaire dans le domaine de l'eau et de l'assainissement, et sa volonté d'y participer activement par un soutien politique et financier.

Par ailleurs, le Parlement estime qu'il doit lui-même renforcer sa coopération avec l'ONU en participant par exemple aux sessions annuelles du Conseil de sécurité ainsi qu'à l'Assemblée générale, et à la création d'un réseau parlementaire mondial qui se réunirait chaque année «en assemblée parlementaire délibérative » sous l'égide de l'ONU.

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