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Bulletin Quotidien Europe N° 8635
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/transports aeriens

La décision sur Ryanair devrait être relativement clémente et pourrait être évoquée lors du Conseil Transports de mars

Bruxelles, 30/01/2004 (Agence Europe) - La compagnie aérienne irlandaise Ryanair pourrait être amenée à rembourser un montant équivalent à 25% des aides dont elle a bénéficié de la part de l'aéroport de Charleroi et de la Région wallonne, et qui oscillerait entre 3 et 4 millions d'euros. C'est ce qui devrait ressortir de la décision que la Commission européenne doit rendre en principe le 3 février sur le cas Ryanair, remettant en cause une partie de l'accord conclu entre la compagnie aérienne à bas prix et l'aéroport de Charleroi (voir EUROPE du 22 janvier, p.10). La Commission autoriserait cependant le reste des aides pour un montant oscillant entre 7 et 10 millions d'euros.

Selon l'AFP, le Président du Conseil Transports, Seamus Brennan, envisagerait de mettre cette question à l'ordre du jour du Conseil Transports des 8 et 9 mars, tout en reconnaissant que la présidence "n'a pas le pouvoir direct d'intervenir dans les délibérations de la Commission" et qu'elle considère "inapproprié de prendre position" en faveur de Ryanair. M. Brennan a déclaré qu'il "étudiera attentivement la décision" de la Commission et qu'il pourrait être utile d'avoir une "discussion à ce sujet lors du prochain Conseil Transports", confirme-t-on du côté de la présidence. Cependant, "rien n'est définitif pour le moment", et l'intention du ministre simplement est d'avoir "une discussion sur les implications politiques générales" de la décision, notamment pour les aéroports régionaux, et pas uniquement sur le cas Ryanair, s'empresse-t-on d'ajouter.

A quelques jours de la date fatidique, les pour et contre de la décision de la Commission accentuent leurs pressions. L'Association des compagnies aériennes européennes (AEA) a demandé jeudi, lors d'une conférence de presse, "une concurrence à armes égales" avec les compagnies aériennes à bas prix. Vagn Soerensen, son président, estime, selon l'AFP, que les compagnies à bas prix sont "extrêmement rentables" et que Ryanair fera "de gros bénéfices", quelle que soit la décision rendue. "Nous ne voulons rien prendre aux compagnies à bas tarif, nous voulons juste bénéficier des mêmes conditions", a-t-il souligné. A l'inverse, l'Assemblée des régions d'Europe (ARE) s'inquiète des implications de la décision. Le "verdict de la Commission" est perçu comme "une menace directe pour l'existence des aéroports régionaux", explique son coordinateur, Onno Hoes, dans un communiqué. L'ARE craint un "abandon de ces aéroports" qui aurait "un énorme impact sur nos plans de développement régionaux comme le développement du petit commerce et du tourisme".

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