Bruxelles, 30/01/2004 (Agence Europe) - En marge d'une audition au Parlement européen mercredi dernier, Mario Monti a indiqué que les jeux n'étaient pas encore faits dans l'affaire Microsoft, si le géant de l'informatique lui soumettait dans les plus brefs délais un compromis valable. Quelques instants plus tôt, le Commissaire à la concurrence déclarait devant les députés européens qu'un projet de décision était actuellement en discussion et que la Commission européenne allait communiquer assez rapidement (certaines sources indiquent fin février, début mars) les résultats de sa longue enquête. "Nous ne sommes pas contre un compromis qui serait clairement dans l'intérêt du consommateur, mais le temps presse", a averti M. Monti.
Les propos du Commissaire laissent donc entendre que Microsoft est bien menacé d'une amende qui pourrait atteindre jusqu'à 10% de son dernier chiffre d'affaires. Un compromis serait dans l'intérêt des deux parties car il éviterait à Microsoft de porter l'affaire devant la Cour de justice, comme il a l'intention de le faire si la décision lui est défavorable, un processus long et fastidieux qui risquerait d'écorner tant l'image du géant informatique que celle de la Commission. Selon l'agence Reuters, les services européens sont toujours en étroit contact avec les conseillers de Microsoft, mais resteraient indécis quant à la nature des remèdes à exiger. Le projet de décision serait ainsi incomplet sur ce volet.