Bruxelles, 19/05/2003 (Agence Europe) - La Présidence grecque a présenté au Conseil Affaires générales un premier projet, encore très sommaire, d'ordre du jour annoté pour le Conseil européen de Thessaloniki des 20 et 21 juin prochains. Outre l'examen de l'avant-projet de traité constitutionnel, le Conseil européen sera invité à (1) évaluer les mesures mises en œuvre pour lutter contre l'immigration illégale (gestion des frontières extérieures, intégration de la politique d'immigration dans les relations avec les pays tiers, accélération du travail législatif dans le cadre de la politique commune d'asile et d'immigration, financement des mesures d'expulsion, partage des coûts) ; (2) faire le point sur le processus d'élargissement ; (3) examiner le renforcement de la politique de stabilisation et d'association dans les Balkans ; (4) examiner, sur la base de conclusions du Conseil Affaires générales, la stratégie pour les relations avec les futurs nouveaux voisins (Ukraine, Bélarus, Moldova, pays de la rive sud de la Méditerranée) ; (5) approuver les GOPE et les lignes directrices pour l'emploi et examiner, sur la base d'un rapport de la Présidence, les progrès dans la mise en œuvre de la stratégie de Lisbonne. Sur le plan des relations extérieures, la Présidence envisage des discussions sur: - les progrès réalisés dans le développement de la PESD ; - la stratégie commune à l'égard de la Russie ; - la prévention des conflits ; - les principes de base pour une politique européenne globale, cohérente et efficace concernant les armes de destruction massive ; - les relations avec les Etats-Unis dans la perspective du Sommet UE/Etats-Unis du 25 juin.
L'échange de vues qui a suivi s'est essentiellement concentré sur les travaux de la Convention européenne et le calendrier pour la future Conférence intergouvernementale. Plusieurs délégations (Portugal, Belgique, Luxembourg, notamment) ont estimé qu'il n'est pas encore opportun de fixer une date pour l'ouverture de la CIG. La Belgique a aussi plaidé pour la souplesse, en soulignant que la Convention aura sans doute besoin d'un peu plus de temps pour examiner la troisième partie (sur les politiques de l'Union) du futur traité. La délégation hongroise, qui a notamment été soutenue par l'Allemagne, le Danemark et l'Italie, a affirmé que les futurs nouveaux Etats membres devront pouvoir participer sur un pied d'égalité à la CIG qui ne devrait pas débuter ses travaux avant le dernier référendum dans les pays candidats, c'est-à-dire pas avant le 20 septembre. La signature du nouveau traité interviendrait après l'adhésion des nouveaux Etats membres, le 1er mai 2004. Lors de ce débat, plusieurs délégations (Irlande, Autriche, Suède et Pays-Bas notamment) ont aussi estimé qu'il ne faut "pas chercher à forcer le consensus" et qu'il est préférable que la Convention formule des options sur les questions controversées.