Bruxelles, 19/05/2003 (Agence Europe) - Le neuvième Conseil d'association UE/Roumanie a eu lieu lundi, en marge du Conseil Affaires générales et relations extérieures, en présence du Président du Conseil, Giorgos Papandreou, du ministre des Affaires étrangères roumain, Mircea Geoana, et du Commissaire à l'élargissement, Günter Verheugen. Ce dernier a indiqué que le processus d'adhésion de la Roumanie était «sur les rails» et, tout en insistant sur les efforts encore à fournir, il a souligné « le potentiel de la Roumanie à remplir ses engagements ». Interrogé sur la date d'adhésion de la Roumanie, M. Papandreou a répondu « le plus tôt sera le mieux ». L'objectif du gouvernement roumain est « que le rapport annuel (qui doit paraître au mois de novembre: NdlR) de la Commission reconnaisse les efforts faits surtout au niveau économique », a indiqué, pour sa part, le ministre roumain des Affaires étrangères.
Dans ses conclusions, le Conseil d'association salue la signature du traité d'adhésion des dix futurs Etats membres et la déclaration du Conseil européen sur l'intention de faire de la Roumanie un membre de l'UE en 2007 en fonction des progrès accomplis. Le Conseil se félicite, dans cette perspective, de l'engagement de l'UE à aider la Roumanie notamment par une augmentation de l'aide pré-adhésion. Au niveau politique, le Conseil constate que la Roumanie continue à remplir les critères de Copenhague et note les récents développements positifs (pluralisme politique, liberté d'expression, etc.) tout en soulignant que des progrès sont encore attendus. Se félicitant de la nouvelle législation anti-corruption adoptée récemment, le Conseil demande que la mise en place de ce paquet législatif soit la priorité du gouvernement. Il note par ailleurs les progrès accomplis en matière d'aide à l'enfance et de législation sur les droits de l'enfant, ainsi qu'en ce qui concerne les droits des minorités, et en particulier l'amélioration des conditions des Roms, tout en insistant sur l'importance d'allouer des ressources appropriées. Sur le plan économique, le Conseil se félicite de la stabilisation macroéconomique, ainsi que de la coopération de la Roumanie avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Cependant, il souligne la lenteur des réformes dans certains secteurs clés. En outre, malgré les progrès réalisés pour aligner la législation roumaine sur l'acquis communautaire, la Roumanie doit redoubler d'efforts pour renforcer sa capacité administrative, afin d'éviter un fossé entre la législation transposée et sa capacité à l'appliquer. Dans ce contexte, le Conseil invite le gouvernement à adopter une stratégie globale pour réformer son administration et à améliorer sa capacité à gérer les fonds de pré-adhésion. Enfin, le Conseil salue la contribution de la Roumanie à la stabilisation régionale et au renforcement de la coopération régionale, notamment par le biais de sa participation au Pacte de stabilité pour l'Europe du Sud-Est.