login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8361
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/conseil europeen de copenhague

M. Giscard d'Estaing a présenté aux Quinze l'état des travaux de la Convention

Copenhague, 13/12/2002 (Agence Europe) - En présentant à la presse sa prestation devant le Conseil européen, le président de la Convention européenne, Valéry Giscard d'Estaing, a dit qu'il avait perçu "une appréciation non seulement positive mais aussi chaleureuse des travaux de la Convention" et que personne n'a critiqué l'architecture du projet de traité constitutionnel présenté par le présidium. Il a indiqué que le travail rédactionnel des nouveaux articles devrait débuter dans les prochains jours et qu'il présentera les aspects liés à l'organisation institutionnelle au Conseil européen lors de sa réunion du 21 mars 2003 à Bruxelles. "Nous regarderons avec beaucoup de prudence les éventuels transferts de compétences", a anticipé M. Giscard d'Estaing en estimant qu'il faut rechercher "un triangle (institutionnel: NDLR) aussi équilatéral que possible" et "voir comment renforcer chaque côté". Certains membres du Conseil européen (il a cité le Premier ministre portugais) ont souhaité avoir une "vue globale", a-t-il ajouté en soulignant que celle-ci devrait se faire jour en avril ou mai prochain.

Répondant aux questions de journalistes, M. Giscard d'Estaing a notamment évoqué le projet "Pénélope" de la Commission européenne. "Notre projet s'appelle Ulysse. Il arrive au bout du voyage. Le travail fait pendant le voyage par Pénélope, nous l'utiliserons", a-t-il dit sur un ton légèrement moins critique qu'il y a quelques jours à Bruxelles lorsqu'il avait souligné que ce document n'avait pas reçu l'aval de la Commission et avait ainsi été répudié (voir EUROPE du 7 décembre, p. 5). Il a par ailleurs estimé qu'il faudrait un "système où c'est un ministre spécialement nommé qui représente son gouvernement au sein du Conseil".

Devant les Quinze, le président de la Convention a une nouvelle fois plaidé en faveur de son idée de Congrès des peuples. Les chefs d'Etat et de gouvernement n'ont pas réagi de manière très détaillée aux propos de M. Giscard d'Estaing mais ils ont été nombreux à insister sur la nécessité de respecter le calendrier et de ne pas remettre en cause les grands équilibres institutionnels. Tony Blair a réitéré l'opposition de son gouvernement à la communautarisation de la politique étrangère et de sécurité commune, et Göran Persson a confirmé le refus du passage à la majorité qualifiée sur les questions fiscales.

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES