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Bulletin Quotidien Europe N° 8361
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/ces/presidence

Les priorités du président Roger Briesch

Bruxelles, 13/12/2002 (Agence Europe) - En présentant ses priorités et projets pour les deux prochaines années au Comité économique et social européen réuni le 11 décembre à Bruxelles et dont il est le Président nouvellement élu, Roger Briesch s'est situé d'emblée dans la ligne de Tom Jenkins (qui était président du Comité de 1996 à 1998) en affirmant que "le travail du Comité doit se faire dans la continuité afin d'aider concrètement les citoyens à résoudre leurs problèmes, qu'il s'agisse de lutte contre le chômage et de la pauvreté, de développement économique et social du Tiers monde, d'intégration économique, sociale et politique des immigrants ou encore de maintien et consolidation de la paix". Une ligne de conduite qui a été suivie par les Présidents suivants, Beatrice Rangoni-Machiavelli et Göke Frerichs.

Dans son programme (dont il avait déjà esquissé quelques pistes lors de son investiture à la Présidence en octobre: voir EUROPE du 26 octobre p.17), qui a fait l'objet d'un débat approfondi et d'une très large approbation par le Bureau du Comité, le Président Briesch précise les quatre lignes d'action à "poursuivre de manière systématique et résolue": 1) optimiser le rôle d'organe consultatif du Comité auprès du Parlement, du Conseil et de la Commission en intensifiant la coopération avec eux; 2) améliorer la représentativité et la crédibilité du Comité en tant que représentant institutionnel de la société civile; 3) développer les moyens et les structures internes du Comité; 4) renforcer la présence du Comité dans le débat sur l'avenir de l'Europe. "Toutes ces propositions forment un tout. Elles doivent aider le Comité à s'acquitter au mieux de sa vocation fondamentale de servir les intérêts des citoyens et citoyennes de l'UE", a souligné le Président Briesch en notant au passage que "les avis du Comité, quelles qu'en soient la finesse et la perfection, n'auront guère d'incidence si le Comité, en tant qu'institution, n'occupe pas le devant de la scène comme l'exige la société médiatique actuelle, si ses membres ne répondent pas « présent » dans le débat de politique générale, si nous n'obtenons pas le soutien des forces que nous sommes censés représenter et enfin, si nous ne bénéficions pas de l'estime des institutions que nous sommes chargés de conseiller". Selon Roger Briesch, il serait par exemple opportun d'entreprendre des actions conjointes avec le Comité des régions (avec lequel il partage des services conjoints) et d'élaborer des avis en commun sur des thèmes intéressant en particulier la société civile et les collectivités territoriales.

Le Président Briesch a également insisté sur l'importance "de donner aux organisations représentatives au niveau européen non représentées au Comité, et notamment aux réseaux européens transnationaux d'ONG, la possibilité de participer à la formation de nos avis, par exemple en organisant des rencontres ou des auditions régulières ou en les invitant à prendre part aux travaux de tel ou tel groupe de travail". « Il faut aussi intensifier les relations avec les partenaires sociaux européens », a souligné M. Briesch en proposant d'organiser fin 2003, en collaboration avec les partenaires sociaux européens et la société civile, une conférence sur le thème « Dialogue social et dialogue civil - délimitations et complémentarités ».

Quant au développement du dialogue et de la coopération entre la société civile et les conseils économiques et sociaux nationaux, Roger Briesch a rappelé l'adoption, lors de la rencontre des présidents de ces organisations le 29 novembre à Dublin, d'une "Déclaration de Dublin" adressée à la Convention, aux gouvernements et aux parlements des Etats membres ainsi qu'à la société civile organisée d'Europe. Dans cette déclaration, les conseillers partagent une vision commune de l'Europe sur laquelle devrait se fonder le futur Traité constitutionnel, et définissent le contour de l'Europe qu'ils veulent et qui doit notamment: - concilier la diversité culturelle et l'unité politique; - contribuer au développement d'une société européenne associant démocratie, droits de l'homme et état de droit aux principes d'une économie sociale de marché, de solidarité, de durabilité et de cohésion; - être politiquement plus visible et plus transparente et s'appuyer sur la coopération entre tous les acteurs concernés; - contribuer au renforcement des droits des citoyens. En outre, la déclaration insiste sur l'importance du rôle du Comité, de son droit d'initiative, et des avis autorisés qu'il donne sur la législation européenne.

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