Bruxelles, 13/12/2002 (Agence Europe) - A l'initiative d'Anna Diamantopoulou, la Commission devrait approuver mardi une "première analyse politique et globale des systèmes de pension de l'UE et de leur aptitude à faire face au défi du vieillissement de la population". Il ressort de ce projet de rapport conjoint Commission-Conseil que tous les Etats membres, à des degrés divers, ont lancé des réformes visant à garantir à l'avenir aux personnes âgées des revenus adéquats sans compromettre les finances publiques et sans surcharger les générations futures. Une fois adopté, ce rapport sera transmis au Sommet de printemps 2003 (le 21 mars à Bruxelles). Des tableaux par Etats membres seront publiés lundi prochain.
Le message de ce rapport, "qui n'est pas un hit parade des Etats membres en la matière", est que "la durabilité est très importante tout comme l'accès à une pension vivable", a souligné Andrew Fielding, porte-parole de Mme Diamantopoulou. "Ce que la Commission épingle, c'est le fait que l'architecture des systèmes de pension n'est pas apte à suivre la flexibilité du marché du travail", a-t-il ajouté. En effet, les systèmes actuels punissent les travailleurs mobiles, ceux sous contrat à durée déterminée, à mi-temps ou intérimaires, et les femmes, qui peuvent subir un manque de couverture pendant certaines périodes de leur vie.
Actuellement, il y a quatre personnes en âge de travailler pour une personne de plus de 65 ans dans l'UE. En 2050, il y en aura seulement deux, souligne le porte-parole. Dans la plupart des Etats, les dépenses pour les pensions augmenteront considérablement à partir d'environ 2015. Sur la base des législations en vigueur en 2000, dans l'Europe à 15, elles devraient passer de 10,4% du PNB en 2000 à 13,3% en 2050.