Bruxelles, 22/05/2002 (Agence Europe) - Le Conseil européen des 24 et 25 octobre à Bruxelles "pourrait être plus important" pour les négociations d'adhésion que celui de Copenhague des 12 et 13 décembre, a estimé devant quelques journalistes Elmar Brok (CDU), Président de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen et rapporteur général du Parlement sur l'élargissement. Le Parlement ne veut pas de retards dans le processus de l'élargissement, a répété Elmar Brok, pour qui les échanges de vues que les députés européens ont eus avec la Commission européenne et le Conseil montrent que les décisions politiques sur les prochaines adhésions pourraient être prises dès octobre (pourvu évidemment que les négociations procèdent sans problèmes particuliers), afin que le Sommet de Copenhague n'ait plus que quelques questions de détail à finaliser. Ainsi, au début de l'année prochaine, le Parlement commencerait à examiner ses rapports sur les différents pays candidats, pour donner son avis en mars 2003 au plus tard.
En outre, Elmar Brok a confirmé que l'avis d'experts juridiques sur les décrets Benes demandé par le Parlement européen devrait être complété au mois d'août (les experts doivent être encore choisis). Après les polémiques enflammées des derniers jours à ce sujet entre la République tchèque et l'Allemagne, Elmar Brok a dit avoir un "grand espoir qu'après la Pentecôte le Saint Esprit descendra" et que l'atmosphère s'apaisera. La commission des Affaires étrangères du PE a adopté mercredi le rapport Brok sur l'état des négociations d'adhésion et les rapports par pays. Celui de Jürgen Schröder (CDU) sur la République tchèque affirme, en attendant l'avis des experts, que le PE attend de Prague qu'elle élimine au plus tard au moment de l'adhésion tout élément discriminatoire contraire à l'acquis communautaire qui serait encore contenu dans la législation tchèque (notamment dans les décrets Benes).