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Bulletin Quotidien Europe N° 8177
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/convention

Interventions nombreuses et d'ordre général pour la première journée de travail de la Convention, consacrée à l'écoute de ses membres

Bruxelles, 21/03/2002 (Agence Europe) - La première séance de travail de la Convention sur l'avenir de l'Europe, consacrée à "l'écoute" de ses membres, s'est ouverte sur des déclarations brèves et souvent très générales, soixante-dix personnes devant prendre la parole. La question de la participation d'un représentant des parlements des pays candidats au Présidium a été reportée à vendredi matin. Après avoir ouvert la séance sur des mots d'émotion et de condoléances pour l'assassinat du conseiller économique du gouvernement italien Marco Biagi, le Président de la Convention, Valéry Giscard d'Estaing, a lancé le début "de la phase active de la Convention" à la lumière des attentes des citoyens de l'Union européenne, qui "ont le sentiment de ne pas être entendus sur l'avenir de l'Europe". Le Président a posé quelques questions pour ouvrir le débat: quelle devra être la première priorité de l'Union européenne? L'Europe devra-t-elle tendre vers l'unanimité ou la diversité?

La première à prendre la parole a été la députée européenne allemande Sylvia-Yvonne Kaufmann. La tâche de la Convention est, selon elle, de "combler le vide entre les citoyens et l'Union européenne", "une Union de l'emploi, une Union sociale". Alojz Peterle, du Parlement slovène, a souligné l'importance du débat, et le fait qu'il n'était pas nécessaire à cause de l'élargissement mais à cause de l'Union européenne en elle-même. Pour Alain Barrau, du Parlement français, les trois mots pour la Convention sont la réunification (avec la participation des pays membres et des pays candidats), la vérification (de "ce que nous voulons faire ensemble") et la démocratisation. Cristiana Muscardini, députée européenne italienne, a appelé à une Europe indépendante "qui ait une véritable politique étrangère". Jürgen Meyer, du Parlement allemand, a appelé la Convention à "débattre très tôt sur des textes" plutôt que de se contenter de déclarations générales. Pour le député espagnol Josep Fontelles, il faut d'abord se demander quoi, puis comment puis qui Andrew Duff, eurodéputé libéral britannique, a demandé que l'on place les droits fondamentaux au coeur du processus d'intégration européen. Il a aussi appelé la Convention (et le gouvernement britannique) à être "créatif" plutôt que "sur la défensive". Pierre Chevalier, au nom du gouvernement belge, a estimé que "tous les niveaux de pouvoirs, y compris infranationaux" devaient être intégrés dans le processus européen". Erwin Teufel, du Parlement allemand, veut une liste de compétences écrite "noir sur blanc". Pour Jens-Peter Bonde, europarlementaire danois, il faudra organiser un référendum dans chaque pays sur la réforme de l'Union. Il estime que l'Europe va trop loin et que beaucoup de compétences doivent être retournées aux niveaux national et régional. Le Commissaire européen Antonio Vitorino a appelé à travailler sur le modèle de l'intégration, le seul capable, selon lui, de préserver la souveraineté et la diversité. EUROPE reviendra demain sur la suite des débats.

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