Bruxelles, 12/03/2002 (Agence Europe) - Dans un entretien publié dimanche par le quotidien espagnol La Razon, la vice-présidente de la Commission, Loyola de Palacio, interrogée sur la libéralisation des marchés énergétiques, estime que "il y a des formules qui peuvent permettre un accord (à Barcelone), avec lesquelles la France se sente à l'aise (...) et qui garantissent les aspects de service public". Par ailleurs, évoquant l'abandon du nucléaire, Mme de Palacio affirme que "en marge des scrutins électoraux, l'Europe a besoin d'un débat rationnel, objectif et transparent, parce que l'énergie nucléaire est un facteur de stabilité des prix et de garantie d'approvisionnement". Et de poursuivre: "Il y a un nouveau problème: l'accélération du changement climatique. L'énergie nucléaire permet d'économiser 300 tonnes de CO2 par an en Europe. Si nous abandonnons l'énergie nucléaire, il faut dire comment nous produirons cette électricité et ce que nous ferons des tonnes de CO2 que nous produirons avec des énergies conventionnelles. C'est un problème très grave". Considérant que les énergies renouvelables n'ont pas la capacité de se substituer au nucléaire, Loyola de Palacio conclut que "sans nucléaire, l'Europe ne sera pas capable de réaliser les objectifs de Kyoto".