Bruxelles, 12/03/2002 (Agence Europe) - Les ministres de l'Agriculture de l'Allemagne, du Danemark, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de la Suède se sont réunis de manière informelle ce week-end à Copenhague, pour permettre à la nouvelle ministre danoise de l'Agriculture, Mme Fisher Boel, de faire connaissance avec ses homologues, et aussi pour discuter de l'avenir du secteur dans la perspective des prochaines propositions que la Commission européenne doit adopter fin mai ou début juin sur la révision à mi-parcours de la politique agricole commune (PAC). La rencontre, « privée et sans agenda précis » du groupe des « pays libéraux » d'Europe (auquel sont venus se joindre les Pays-Bas puis, plus récemment, l'Allemagne), est une tradition depuis 1998, date du début de négociations sur l'Agenda 2000 (couvrant notamment la PAC). Précisons que l'Italie faisait partie de ce groupe avant de le quitter.
Selon une source danoise, même si ces pays reconnaissent que les débats commenceront au moment de la présentation des propositions du Commissaire Franz Fischler, ils estiment notamment que le secteur du lait et des produits laitiers (qui ne devrait pas être chamboulé dans un premier temps puisque le principe des quotas devrait être maintenu jusqu'en 2007/2008) a besoin d'être réformé car il s'agit du secteur où l'écart des prix entre le marché mondial et le marché communautaire est le plus important. Ils jugent aussi que le système des quotas est bien trop bureaucratique. Par ailleurs, ils ont rappelé qu'ils étaient favorables au principe de modulation des aides directes (comme la plupart des Etats membres et la Commission, laquelle devrait proposer de rendre obligatoire ce système) permettant de réorienter des fonds vers le développement rural, et au système de dégressivité des aides directes (la France et la Commission y sont opposées) permettant de faire des coupes linéaires sur les aides directes.
Mme Fisher Boel, dont le pays assurera la Présidence de l'UE à partir du 1er juillet, devrait rencontrer dans les prochains mois, mais individuellement, ses autres homologues des Quinze ainsi que les ministres de l'Agriculture des pays candidats.