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Bulletin Quotidien Europe N° 8169
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/budget 2003

Le prochain budget de l'UE sera marqué par les préparatifs à l'élargissement, et aussi par les nouveaux défis pour l'action extérieure de l'Union, constatent les rapporteurs du Parlement et la Commissaire Schreyer

Strasbourg, 12/03/2002 (Agence Europe) - La Commission européenne et les rapporteurs du Parlement européen ont affiché une grande unité de vues lors du débat du 12 mars en plénière sur les orientations budgétaires de l'UE en 2003, en reconnaissant la place centrale qu'aura la préparation du prochain grand élargissement de l'Union. La Commissaire au budget Michaele Schreyer a rappelé à ce propos les grandes priorités de la Commission pour 2003 - les priorités politiques, avec leurs retombées budgétaires - énoncées par le Président Prodi lors de la plénière du 27 février à Bruxelles (voir EUROPE du 28 février, p.8). En 2003, nous devrons de toute façon utiliser la « réserve de flexibilité », a estimé Mme Schreyer, qui a souligné en particulier les conséquences que l'élargissement aura sur la politique du personnel des institutions. Nous demandons 500 postes temporaires, parce que « nous serions ravis de pouvoir accueillir dès 2003 du personnel des futurs Etats membres », a déclaré Mme Schreyer, qui a par ailleurs rappelé les nouveaux défis auxquels doit faire face l'action extérieure de l'Union, en citant en particulier les Balkans (notamment pour la nouvelle mission de police de l'UE en Bosnie), l'Afghanistan, la Méditerranée. Quant aux politiques internes, la Commissaire a évoqué la nécessité de disposer de ressources supplémentaires pour les réfugiés et l'encouragement aux énergies « intelligentes ».

Le rapporteur sur les orientations du budget de la Commission en 2003, le social-démocrate suédois Göran Färm, a souligné pour sa part que « les préparatifs à l'élargissement doivent vraiment s'accélérer », et a posé, en particulier, le problème de la non-exécution des crédits destinés aux fonds structurels. Il faut exercer davantage de pression à la fois sur la Commission et sur les Etats membres, a-t-il averti (voir dans EUROPE du 9 mars, p .15, l'ample résumé de son rapport). L'élargissement, c'est la priorité absolue, et nous devons le réussir dans le respect du cadre budgétaire qui nous est imposé, a renchéri le rapporteur sur le budget des autres institutions, Per Stenmarck (PPE-DE, suédois), qui a posé en particulier le problème des langues. Ou bien nous parlons tous une langue commune, ou bien chacun utilise sa propre langue, s'est-il exclamé, tout en reconnaissant qu'il faudra un multilinguisme « maîtrisé ». Avec deux rapporteurs suédois, ce débat a une tonalité un peu « nordique », a reconnu M.Stenmarck, en ajoutant: pendant le deuxième semestre de cette année, nous aurons aussi une Présidence du Conseil bien nordique, la danoise, et je m'en réjouis.

En adoptant le rapport Färm, le Parlement affirme en particulier que: - il est prêt, pour préparer l'administration de l'UE à l'élargissement, à évaluer toutes les possibilités d'économies, de coopération interinstitutionnelle et de rationalisation, mais aussi d'augmentation des crédits ; - réaffirme sa détermination à user de tous les moyens, y compris « le redéploiement » (amendement des libéraux) et les moyens fournis par l'accord interinstitutionnel, pour « assurer la crédibilité de l'Union dans le monde » . En adoptant un amendement (526 oui, 275 non, 41 abstentions) du libéral néerlandais Jan Mulder, la plénière a supprimé un passage affirmant que « les promesses de dépenses du Conseil ne peuvent plus être financées sans une augmentation des ressources budgétaires ». Par ailleurs, elle a adopté un amendement de l'élu de l'ÖVP Paul Rübig demandant une dotation suffisante pour permettre au Parlement de participer à la réunion ministérielle de l'OMC prévue à Mexico en 2003, et un amendement des socialistes Ralf Walter et Joan Colom I Naval réaffirmant « le désir de l'Union » de contribuer au redressement de l'Argentine.

En adoptant le rapport Stenmarck, le Parlement souligne notamment que le plafond de la rubrique 5 (dépenses administratives) est « soumis à une pression constante, depuis quelques années, en raison de l'intégration de nouvelles activités », et salue la volonté exprimée par le Conseil d'examiner ces problèmes « bien avant l'élargissement ». En approuvant un amendement du conservateur britannique Philip Charles Bradbourn, le PE demande que 30% du budget du Comité des régions soit placé dans une « réserve de performance » jusqu'à ce qu'une évaluation des « coûts et des avantages » de l'organisation soit menée à bien, et en adoptant (260 oui, 255 non, 9 abstentions) un amendement de la Verte néerlandaise Kathalijne Buitenweg, il souhaite « davantage de clarté en ce qui concerne le rapport coût-efficacité et les avantages et les inconvénients des traductions confiées à des traducteurs indépendants par comparaison avec les traductions effectuées en interne ».

EUROPE publiera prochainement le texte intégral des deux résolutions.

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