Bruxelles, 15/02/2002 (Agence Europe) - Sauf miracle, les ministres des Affaires étrangères des Quinze devraient décider lundi l'application des sanctions dont ils ont, le 28 janvier, menacé le régime Mugabe si les conditions d'un scrutin libre, transparent et équitable ne sont par réunies pour les élections présidentielles des 9 et 10 mars au Zimbabwe (voir EUROPE du 9 février, p.9). Théoriquement, tout est encore possible car la décision du Conseil dépendra du rapport qui lui sera fait des dernières évolutions sur le terrain par le chef de la mission d'observation électorale de l'Union, le diplomate sudéois Pierre Schori, les chefs de mission des Etats membres à Harare et le chef de la délégation de la Commission au Zimbabwe. Dans les faits, la patience éprouvée des Etats membres dans l'épreuve de force que leur impose le régime Mugabe par des manoeuvres dilatoires successives pourrait être déterminante. Selon le porte-parole de la Commission, les contacts se poursuivront tout le week-end avec Harare pour obtenir le maximum de garanties d'un travail efficace des observateurs européens, en particulier l'accréditation de Pierre Schori qui se fait toujours attendre, alors que les observateurs à long terme, provenant des Etats membres nommément acceptés par le Zimbabwe (tous sauf Royaume-Uni, Pays-Bas, Danemark, Finlande, Suède et Allemagne ) viennent d'être accrédités ou sont sur le point de l'être. Vendredi, l'éventualité que Pierre Schori soit contraint de quitter le pays n'était pas exclue. La confirmation d'une expulsion imminente pourrait être décisive pour l'application des sanctions.