Bruxelles, 15/02/2002 (Agence Europe) - La Commission a approuvé 94 projets qui seront co-financés, dans le cadre du programme ISPA (instrument structurel d'aide pré-adhésion) visant à améliorer les réseaux d'infrastructures de transport et la protection de l'environnement dans les dix pays candidats d'Europe centrale et orientale. La plupart des projets sont principalement axés sur la modernisation des systèmes d'alimentation en eau et d'épuration des eaux usées dans les villes et dans les communes, et sur la remise à niveau ou la construction de réseaux routiers, autoroutiers et ferroviaires. La participation financière de la Communauté est de plus de 1,1 milliard d'euros sur un total de 2,3 milliards, le solde devant être cofinancé par les États bénéficiaires et des institutions financières internationales. ISPA est doté d'un budget annuel de 1040 millions d'euros pour 2000-2006. Les deux principaux bénéficiaires sont la Pologne (dotation annuelle de 335 millions d'euros) et la Roumanie. En 2000 et 2001, la Commission a approuvé 169 projets ISPA pour 6,113 milliards d'euros, que l'UE cofinancera à 64,4%. 100 concernent l'environnement (38,4% du total), 64 les transports (61,4%) et 5 l'assistance technique (0,1%). Des 169 projets approuvés jusqu'ici, 35 sont réalisés en Pologne, 23 en Hongrie, 22 en Roumanie, 17 en Lettonie, 16 en Lituanie, 14 en République tchèque et en Estonie, 10 en Slovaquie, 9 en Slovénie et en Bulgarie.
L'expérience des deux premières années d'existence d'ISPA prouve que pratiquement tous les candidats ont encore des problèmes à absorber l'ensemble des fonds mis à leur disposition. Ainsi, alors qu'en 2000 et 2001, pratiquement l'ensemble des 1040 millions d'euros ont été engagés par la Commission, des montants très faibles ont été réellement déboursés: zéro en 2000 (à part quelques aides techniques), seulement 200 millions en 2001. "La capacité d'absorption des candidats nous pose des problèmes; nous travaillons avec eux pour le résoudre, mais il faut savoir que dans les projets d'infrastructures, le taux de paiement est toujours faible au cours de la phase de démarrage", soulignent les services de la Commission. Le Commissaire Michel Barnier reconnaît lui aussi ce problème, mais affirme: "Je suis heureux de constater l'ampleur des progrès accomplis en 2001 en ce qui concerne le programme ISPA (...). Il importe toutefois que les pays candidats poursuivent leurs efforts pour se doter d'une capacité administrative qui leur permette de réaliser rapidement et efficacement les projets". La faible capacité d'absorption de candidats, on le sait, est actuellement invoquée par certains Etats membres pour réclamer une réduction du budget proposé par la Commission pour l'élargissement.