Bruxelles, 15/02/2002 (Agence Europe) - Les compagnies aériennes et les aéroports de 32 pays européens ont signé des "Engagements volontaires" sur la qualité des services aux passagers, lors d'une cérémonie officielle le 14 février au Conseil de l'Europe à Strasbourg. La plupart des grandes compagnies européennes, des compagnies régionales ou de charter ont signé cet accord volontaire dans lequel elles s'engagent, par exemple, à informer les passagers des causes des retards, améliorer la vitesse des enregistrements, ou assurer davantage de transparence des prix. Des engagements spécifiques ont été pris pour l'assistance aux personnes à mobilité réduite. Seules quelques compagnies à bas prix, dont Ryanair ou Easyjet ont refusé de participer. La liste des engagements pris par les compagnies et aéroports a été publiée par la Conférence européenne de l'aviation civile, la CEAC, sur son site internet (www. Ecac-ceac.org).
Ces engagements ont été élaborés par les associations représentant les compagnies aériennes et les aéroports sous l'impulsion de la Commission européenne, en collaboration avec la CEAC et les associations de consommateurs. Ils avaient été présentés officiellement le 10 mai 2001 à Lisbonne (voir EUROPE du 5 mai p.16 et du 19 mai p. 16). La Commissaire de Palacio a déclaré par l'intermédiaire de son porte-parole que l'accord "est un pas important pour l'amélioration de la qualité du service et, partant, pour le rétablissement d'une industrie durement touchée par les attentats".
Satisfait de ce résultat, le président de l'Association des compagnies européennes, l'AEA, et président de KLM, Leo van Wijk, a saisi l'occasion de cette cérémonie pour protester contre les propositions de la Commission sur l'overbooking. Début janvier, la Commission a adopté une proposition de règlement qui prévoit des compensations pour les victimes de "refus d'embarquement" allant de 750 à 1.500 euros, contre 150 à 300 actuellement (voir EUROPE du 9 janvier p. 12). "Nous pensons que la proposition de multiplier par cinq le montant est, pour le dire gentiment, inopportune et inutile", a lancé Leo van Wijk, en pressant la Commission "de revoir sa proposition et de travailler sur une proposition qui soit acceptable pour toutes les parties".