Bruxelles, 15/02/2002 (Agence Europe) - L'élu européen de l'ÖVP Othmar Karas a salué le plan d'action que vient d'adopter la Commission européenne sur la mobilité des travailleurs (voir EUROPE du 14 février, p.9), tout en soulignant qu'un préalable d'une mobilité accrue est la "non discrimination fiscale des travailleurs". Pour cette raison, le député autrichien, rapporteur du PE sur les retraites vieillesse, a réclamé "des propositions sérieuses sur une harmonisation, au moins, de l'imposition des retraites". Lors d'un congrès de la Banque mondiale, à Munich, M.Karas a estimé en effet que l'existence de taux d'imposition différents dans les Etats membres est "un énorme obstacle à la mobilité et une discrimination pour les travailleurs qui veulent travailler dans un autre pays de l'UE".
Quant à la sociale-démocrate allemande Karin Jöns, elle s'est félicitée de l'introduction d'une carte de santé européenne qui "remplacera le fameux Formulaire E 111". "Ce sera ainsi non seulement plus simple, mais aussi plus sûr, de voyager, travailler et étudier en Europe", se réjouit-elle. Ce plan d'action est un pas important vers un véritable marché européen du travail, estime la parlementaire européenne, en constatant que le plan invite aussi les Etats membres à faire davantage pour l'apprentissage de langues étrangères. Après les conclusions de l'étude PISA, il est tout à fait opportun que la Commission accorde aux Etats membres "un délai relativement court, d'ici 2005, pour faire des progrès décisifs à cet égard", affirme-t-elle.