Bruxelles, 20/12/2001 (Agence Europe) - Dans les mois qui ont suivi les attentats du 11 septembre, les agents de voyages de la plupart des pays européens ont enregistré une moyenne d'annulation allant jusqu'à 30%, mais "le plus grave de la crise pourrait probablement être surmonté", a constaté le Groupement des Unions nationales des agences et organisateurs de voyages de l'UE (ECTAA), lors de son congrès semestriel qui se tenait à Athènes fin novembre. Toutefois, si "quelques faillites ont été enregistrées dans différents pays, certaines sont encore à venir: en Allemagne, on s'attend à une disparition de plus de 10% des agents de voyages dans les 6 prochains mois", indique l'ECTAA dans un communiqué. En outre, "en Italie, on suppose que plus de 16 % du personnel sera sans travail d'ici à la fin de l'année."
"Le situation préoccupante dans laquelle se trouve actuellement l'industrie aérienne a confirmé le besoin (…) d'une meilleure protection des passagers aériens contre la faillite d'une compagnie aérienne", estiment les agents de voyages, en rappelant que si leur profession est tenue de fournir des garanties pour obtenir une licence IATA, tel n'est pas le cas des compagnies aériennes. En outre, les passagers qui achètent un voyage au forfait sont protégés par la législation européenne, mais ceux qui achètent uniquement le ticket d'avion ne le sont pas.
L'ECTAA rappelle dans son communiqué qu'elle élabore depuis deux ans avec l'IATA un "Plan de Protection des Passagers" (PPP) qui devrait offrir une protection absolue aux passagers en cas de faillite d'une compagnie aérienne ou d'une agence de voyages. "Malheureusement, la plupart des compagnies aériennes européennes ont voté contre le Plan de protection des passagers, ce qui veut dire que, une fois introduit, il ne sera pas mis en œuvre dans au moins 9 Etats membres de l'UE, y compris l'Allemagne et le Royaume-Uni". Les discussions devraient reprendre, afin de définir soit un engagement volontaire, soit les bases d'un texte législatif, précise l'ECTAA.