Bruxelles/Ankara, 04/12/2001 (Agence Europe) - Après la visite-éclair de Guy Verhofstadt la semaine dernière, la ministre belge déléguée aux Affaires européennes Annemie Neyts a évoqué elle aussi avec le gouvernement turc, mardi à Ankara, les relations UE/Turquie et la solution au problème posé par la Turquie au sujet de la mise à disposition de moyens de l'OTAN pour des opérations de prévention et gestion de conflits que l'UE conduira à l'avenir. Mme Neyts, qui a rencontré le vice-premier ministre Mesut Yilmaz et le ministre des Affaires étrangères Ismail Cem, a déclaré selon AFP que l'annonce de la levée du veto turc à un accord UE/OTAN à ce sujet était un"pas important", et que la Présidence belge envisageait, à l'occasion du Conseil européen de Laeken, d'"élever la candidature turque (à l'UE) à un niveau supérieur".
Entre-temps, M.Yilmaz est parti pour Bruxelles, où il doit rencontrer mercredi le Commissaire européen Günter Verheugen, et les capitales de l'UE étudient le compromis sur la PESD obtenu avec la Turquie suite à la médiation des Etats-Unis et du Royaume-Uni (en particulier, du Directeur général du Foreign office Peter Ricketts). La question pourra être évoquée déjà lors de la réunion ministérielle UE/OTAN qui se déroulera jeudi à 18 heures à Bruxelles, au bâtiment du Conseil de l'UE, mais le compromis (qui devrait permettre en particulier à Ankara d'avoir son mot à dire sur des opérations dans des zones touchant à ses intérêts de sécurité) devra être ratifié par les Quinze, si possible lors du Conseil Affaires générales du 10 décembre prochain. Des sources de l'OTAN indiquent par ailleurs que, une fois réglé le "problème turc", on pourrait être confronté à un "problème français" sur la structure de commandement et le rôle du D-SACEUR (le commandant suprême allié adjoint, un allemand ou un britannique), qui devrait être le "coordinateur stratégique" d'opérations de l'UE menées avec les moyens de l'OTAN.