Bruxelles, 27/11/2001 (Agence Europe) - John Palmer, Directeur de the European Policy Centre à Bruxelles, et Paul Gillespie, de l'Institute of European Affairs de Dublin, ont, dans le cadre d'un projet sur l'avenir de l'Europe auquel ils participent avec Notre Europe (France) et le Bertelsmann Institut(Allemagne), publié un rapport intitulé "The Missions and Values of the Europe we need". Et, à la question de savoir "Pourquoi l'Europe" aujourd'hui, ils répondent en particulier que l'UE pourra contribuer à "assurer une pluralité de choix pour la société, la culture et les communautés dans le cadre du système global". Les auteurs rappellent les identités multiples de l'Europe, et notent que l'histoire de l'intégration européenne a été et continue d'être marquée par "un processus parallèle de dévolution du pouvoir des administrations centralisées à des organes régionaux élus, dans la plupart des pays de l'UE"; l'accusation selon laquelle l'objectif est la création d'un super-Etat centralisé est donc "déplacée", soulignent-ils. Et, en estimant qu'"il n'y a pas (ni saurait y avoir) de tentatives crédibles de remplacer les identités nationales ou autres par une identité "européenne" monolithique, la création d'une démocratie constitutionnelle en Europe ne peut pas remplacer la démocratie des Etats membres, mais s'y ajouter". "L'union fédérale qui est en train d'émerger en Europe est sui generis et ne peut pas être comparée à des fédérations créées en tant que partie du processus de construction de l'Etat-nation - comme en Australie ou aux Etats-Unis", écrivent-ils. Mais leur conclusion est qu'"on peut et on doit bâtir une "demos"' européenne", tout comme il faudra développer à l'avenir également une "demos" globale, car "nous entrerons dans une époque de gouvernance à plusieurs niveaux, pas seulement local, régional, national et européen, mais aussi global", ce qui exige, si on veut éviter des risques et des conflits, que le processus soit "fermement enraciné dans la société démocratique et civile".