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Bulletin Quotidien Europe N° 8051
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/femmes

Le rapport Valenciano demande que le droit d'asile soit accordé aux femmes susceptibles d'être victimes de mutilations génitales féminines - Mme Compaoré plaide pour une harmonisation des textes de loi dans les pays européens

Bruxelles, 19/09/2001 (Agence Europe) - Présentant ce mercredi à la presse le rapport de Maria Elena Valenciano Martinez-Orozco (PSE, Espagne) sur Les mutilations génitales féminines, qui devrait être adopté ce jeudi par la plénière du Parlement européen, la radicale italienne Emma Bonino (ancien Commissaire aux questions humanitaires) a souligné "la complexité de ce débat qui a pris plusieurs mois".

Expliquant ensuite les tenants et aboutissants de son rapport, Mme Valenciano a estimé que "l'impact de ce rapport sera très important pour l'avenir" et que "les mutilations génitales féminines (MGF) traduisent la position d'infériorité que les femmes occupent dans la société". Et de poursuivre: "J'essaye d'engager les institutions européennes et les Etats membres à élaborer une stratégie intégrée en vue d'éliminer cette pratique et qui aborde cette question du point de vue éducationnel, politique, juridique, de la politique de développement et de la politique d'asile". Pour Mme Valenciano, " le PE doit être l'amplificateur des douleurs des victimes des MGF. Nous demandons que le droit d'asile soit reconnu pour les femmes susceptibles de subir une telle agression. Ce point a fait l'objet d'un refus du PPE, qui a annoncé qu'il s'abstiendrait lors du vote si cette demande de droit d'asile était maintenue dans le rapport", a dit Mme Valenciano, en précisant que "c'est la seule question ponctuelle que le PPE refuse" et que "vu son importance, elle n'avait pas voulu l'abandonner dans son rapport".

Remerciant Emma Bonino et Maria Elena Valenciano pour leur travail - "qui sont de vaillantes combattantes des femmes d'Europe et d'Afrique" -, l'épouse du président du Burkina Faso, Chantal Compaoré, "Goodwill Ambassador" de l'OUA pour les mutilations génitales féminines (MGF), a rappelé que les mutilations génitales féminines étaient "un sujet très important du point de vue de la santé psychologique et physique des femmes et des petites filles africaines. Les MGF sont une pratique barbare, violente et douloureuse visant à mieux inférioriser et assujettir la femme". Soulignant l'intense activité de lobbying menée auprès des partenaires internationaux et des institutions des Nations Unies pour la mobilisation des ressources financières et matérielles nécessaires à la mise en oeuvre de plans et programmes" pour éradiquer cette pratique "qui perdure et reste trop largement pratiquée", Mme Compaoré a relevé que "les taux de prévalence demeurent élevés allant de 98% à Djibouti et en Somalie, 94% au Mali, 90% en Guinée, 66% au Burkina Faso, sans oublier la persistance de la pratique au sein des communautés africaines, en Europe et principalement aux Etats-Unis". En conclusion, Mme Compaoré a appelé "les femmes leaders politiques à plaider auprès des gouvernements et des décideurs pour un réel engagement, manifesté notamment par la mobilisation et la mise à disposition des ressources nécessaires aux actions des structures engagées dans ce combat en Afrique et ailleurs, et par l'harmonisation de textes de loi dans les pays européens".

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