Bruxelles, 20/07/2001 (Agence Europe) - En adoptant, lors de sa session plénière de juillet à la majorité (2 voix contre et 16 abstentions), son avis sur "Une politique communautaire en matière d'immigration", le Comité économique et social demande essentiellement de canaliser l'immigration sur des voies légales, que le candidat à l'immigration dispose d'une offre d'emploi avant même de quitter son pays d'origine et d'un visa temporaire pour l'emploi. Le rapporteur de l'avis était Pariza Castanos (groupe des travailleurs, Espagne), le co-rapporteur Dario Mengozzi (groupe des activités diverses, Italie).
Dans son avis, le Comité souligne que le marché de l'emploi de l'UE connaît un déficit de travailleurs non seulement qualifiés mais aussi non qualifiés. Les Etats membres devraient se montrer favorables à l'entrée de ces deux types de travailleurs et reconnaître la contribution positive en termes économiques et sociaux de l'immigration de main-d'oeuvre. Attirant l'attention sur les politiques restreignant l'entrée des migrants à la recherche d'un travail telles qu'elles ont été menées par les Etats membres au cours des dernières décennies et qui ont favorisé une immigration de main-d'oeuvre peu qualifiée (surtout dans l'agriculture, l'hôtellerie, les travaux domestiques, la construction, etc.) et des migrants clandestins et illégaux, le Comité considère qu'il faut tout d'abord canaliser l'immigration sur des voies légales, et mieux en définir les mécanismes. Le Comité relève ainsi deux mécanismes d'admission pour les candidats à l'immigration dans l'UE: il leur faut, tout en étant encore dans son pays d'origine, 1) avoir une offre d'emploi pour travailler dans un Etat de l'UE; et 2) obtenir une autorisation officielle du consulat pour y venir chercher du travail. En outre, le Comité propose que le candidat dispose d'un visa de demandeur d'emploi temporaire, dont le contenu serait discuté par les partenaires sociaux au niveau de chaque Etat concerné.
Enfin, le Comité estime qu'il faut envisager un soutien politique et institutionnel au retour volontaire au pays et que les immigrés - légaux et illégaux - doivent bénéficier des mêmes droits que les citoyens des Etats membres (comme par exemple, le droit de circuler librement à l'intérieur de l'UE ou encore le droit de vote aux élections locales, l'accès à la nationalité du pays dans lequel ils résident).