Bruxelles, 20/07/2001 (Agence Europe) - Comme annoncé brièvement hier, la Commission européenne a ouvert une deuxième phase dans la procédure d'examen de la fusion entre les entreprises sidérurgiques Usinor (France), Aceralia Corporación Siderúrgica (Espagne) et Arbed (Luxembourg). L'opération a été notifiée en vue d'être autorisée à la fois en vertu du Traité CECA et du Règlement CE sur les concentrations puisque les partenaires fabriquent des produits couverts par le Traité CECA (notamment les produits sidérurgiques plats laminés à chaud, les produits sidérurgiques plats laminés à froid, les pôles quarto, le fer blanc et les feuilles enduites) et des produits ne relevant pas de ce Traité. A l'issue d'une enquête préliminaire, l'Exécutif a pu déterminer qu'il n'existait pas de danger d'abus de position dominante pour tous les aspects « non-CECA » du dossier, qui ne constituent cependant qu'une faible part des activités de la nouvelle société baptisée provisoirement Newco Steel, et donc autorisé l'opération concernant ce volet. Par contre, la Commission se montre préoccupée de la forte position des trois partenaires sur un certain nombre de marchés de l'acier. La nouvelle société serait en effet au moins deux fois plus grande que ses concurrents les plus proches, à savoir Corus (20 millions de tonnes d'acier) et Thyssen Krupp (18 millions de tonnes), conduisant à une part de marché particulièrement élevée (pratiquement 70%) dans les secteurs des larges bandes à chaud, des produits plats laminés à froid d'acier au carbone, des feuilles galvanisées à chaud, des feuilles galvanisées à l'électricité, des feuilles enduites organiques, de l'acier pour le conditionnement, en Europe, des feuilles pour la construction en France et au Benelux et certains marchés de distribution en France et en Espagne/Portugal.