Bruxelles, 07/06/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne a décidé, mercredi, d'ouvrir la procédure formelle d'examen des aides d'Etat à l'encontre d'une intervention des autorités wallonnes en faveur du groupe Beaulieu, entreprise textile belge (tapis) établie en Flandre.
C'est dans le cadre de l'affaire Verlipack (voir EUROPE du 10.10.2000, p.13) que la Commission a eu connaissance d'une aide possible en faveur du groupe Beaulieu. Sur base des informations communiquées par l'Etat belge, elle a constaté que le groupe a soldé, en décembre 1988, une dette de 113.712.000 de francs belges (BEF) vis-à-vis de la région wallonne par dation de 9.704 actions du holding Verlipack II dont la valeur nominale était de BEF 100 millions, mais dont la valeur réelle devait être considérablement inférieure compte tenu de la situation difficile de Verlipack au moment de la transaction (quelques jours plus tard, Verlipack demandait le concordat judiciaire pour deux de ses usines et annonçait l'arrêt des activités à l'usine de Mol).
La Commission ne considère cette intervention en faveur du groupe Beaulieu ni comme une aide au sauvetage et/ou à la restructuration, ni comme une aide destinée à faciliter le développement de certaines activités ou de certaines régions économiques. D'où l'ouverture de la procédure formelle d'examen décidée le 6 juin. Les autorités belges disposent d'un mois pour présenter leurs observations à la Commission.