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Bulletin Quotidien Europe N° 7979
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/changements climatiques

Le revirement éventuel du futur gouvernement italien n'ébranle pas la détermination du Conseil à ratifier le Protocole en 2002

Luxembourg, 07/06/2001 (Agence Europe) - Lors du Conseil Environnement qui devait adopter des conclusions unanimes sur la stratégie de négociation de l'Union pour la conférence internationale de Bonn, le sujet qui était sur toutes les lèvres, ce jeudi à Luxembourg, était la lettre adressée par Silvio Berlusconi, futur Premier ministre italien, au Premier ministre sortant Guliano Amato pour lui demander de ne pas prendre de décision qui ne pourrait être modifiée par le nouveau gouvernement, proche de l'investiture. Interrogé par la presse sur les implications d'un revirement possible du gouvernement italien, sur l'engagement de l'Union envers le Protocole de Kyoto, Kjell Larsson, président du Conseil, s'est voulu rassurant. «C'est une bonne chose que l'Union puisse compter sur notre unité. Nous avons une communauté de point de vue. Nous aurons l'occasion de discuter avec le nouveau gouvernement italien», a-t-il déclaré.

Les conclusions du Conseil confirmant la volonté de l'Union de ratifier le Protocole en 2002 et qui ont été adoptées en fin d'après-midi, à l'unanimité, n'ont toutefois pas de force juridiquement contraignante. « C'est une manière de formuler la position politique du Conseil », a précisé M. Larsson, ajoutant - à propos de l'hypothèse d'une réserve italienne lors d'un prochain Conseil - que «les différents Conseils prendront leurs responsabilités ». Quant aux raisons pour lesquelles l'Union ne reviendrait pas sur la date de ratification, M. Larsson a expliqué que la position de l'UE vis-à-vis des Etats-Unis était de considérer qu'un seul pays ne peut décider pour les autres, mais que les contacts se poursuivront avec les Etats-Unis. Margot Wallström, Commissaire à l'Environnement, a renchéri en déclarant: « J'espère que les chefs d'Etat et de gouvernement saisiront l'opportunité du Sommet européen de Göteborg, la semaine prochaine, pour réaffirmer nos engagements envers le Protocole et notre volonté de le ratifier en 2002. Nous sommes toutefois disposés à écouter les arguments des Etats-Unis et à les aider à revenir dans le processus de Kyoto ». Au cours d'une conférence de presse, Gianni Mattioli, ministre italien (Vert) des Affaires communautaires (remplaçant le ministre de l'Environnement Willer Gordon), a expliqué pour sa part qu'il venait accomplir un acte administratif entérinant la position maintenue par l'Italie au cours des cinq dernières années. « Je suis ici en tant que représentant de mon gouvernement », a-t-il déclaré, ajoutant que le fait de s'écarter de cette ligne aurait été gênant pour lui. Rappelant que Silvio Berlusconi avait, au cours de sa campagne électorale, affirmé vouloir s'inscrire dans la continuité de la politique européenne et internationale de l'Italie, M. Mattioli a estimé que la décision éventuelle de rompre avec cette continuité appartiendrait au futur chef de gouvernement « dans la plénitude de ses responsabilités ». Il a annoncé qu'il solliciterait une entrevue avec Silvio Berlusconi pour parler du Protocole de Kyoto, de l'élargissement de l'Union, des fonds structurels et de la Charte des droits fondamentaux.

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