Bruxelles/Venise, 28/03/2000 (Agence Europe) - Le premier ministre belge Guy Verhofstadt a ouvert, le 28 mars à Bruxelles un colloque sur la convergence européenne en matière de défense, organisé par le ministère belge de la Défense, qui se poursuit le 29 mars et auquel participe en particulier le Haut Représentant pour la Pesc Javier Solana. Le ministre belge de la Défense André Flahaut a souligné avant l'ouverture des travaux, selon "Belga", la collaboration que la Belgique a développée au cours des dernières années avec d'autres pays de l'UE, comme les Pays-Bas (dans le domaine aérien et naval) et le Portugal (dans le domaine aérien), et son intention de s'impliquer à l'avenir dans d'autres projets multinationaux, comme le commandement aérien pour le transport aérien (suggéré par le ministre allemand de la Défense Rudolf Scharping) et pour le transport maritime (suggéré par ses homologues français Alain Richard et néerlandais Frank De Grave).
Il y a une dizaine de jours, lors de l'"Aspen Dialogue" sur la politique de sécurité et de défense européenne qui s'est déroulé à Venise, le ministre italien des Affaires étrangères Lamberto Dini avait affirmé que l'Union européenne devra définir, pour être crédible, "des critères de convergence militaire correspondant aux capacités de contribuer de chaque pays". Il faudra rapprocher les budgets de la défense, coordonner les industries européennes des armements, envisager une différente planification des forces, a dit M. Dini, pour qui, parmi les critères de convergence, pourraient figurer: "un budget militaire plus équilibré entre dépenses générales, entraînement, investissement", la "rationalisation et le regroupement à échelle européenne des industries militaires de la défense", une "tendance commune vers la professionnalisation des forces armées". M. Dini, qui estime qu'"on pourrait peut être envisager la rédaction d'un Livre Blanc de la défense européenne", souligne que ceci sera peut-être possible seulement en "progressant d'abord avec un noyau plus étroit de pays membres". De toute façon, "il faudra un pouvoir politique fort, indispensable pour la monnaie pas moins que pour la défense", conclut M. Dini, qui rappelle que le gouvernement italien estime que la sécurité et la défense européenne doivent avoir une claire définition institutionnelle, et propose qu'elle soit "une partie essentielle dans la réorganisation, encore en cours, de la structure des traités de l'Union".