Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont salué, vendredi 5 décembre, l'accord entre institutions de l'UE qui permettra de soulager le secteur viticole européen (EUROPE 13766/9).
Elles saluent la possibilité d’utiliser des fonds européens pour l’arrachage, la prolongation des actions de promotion et le meilleur cofinancement pour l’adaptation au changement climatique. L’introduction de la dénomination 'réduit en alcool' pour les vins désalcoolisés est bienvenue. Le Copa-Cogeca déplore deux insuffisances majeures : l’absence de possibilité de reporter les fonds non utilisés d’une année à l’autre et l’exclusion des coopératives du niveau de cofinancement le plus élevé.
Le Comité européen des entreprises vins (CEEV) réitère sa ferme opposition à l’utilisation de fonds européens pour l’arrachage, même avec la restriction prévue. Il regrette l’approche retenue concernant les vins partiellement désalcoolisés, dont la création « indésirable d’une faille juridique » pour les produits au-dessus de 6% vol.
Le centre de réflexion Farm Europe considère cet accord comme le « résultat positif d’une collaboration structurée entre les institutions de l’UE, les producteurs et les acteurs du secteur ».
« Le Conseil de l’UE, avec l’Italie en première ligne, a bloqué la réintroduction des soi-disant variétés interdites (Clinton, Noah...) - C’est une décision à courte vue, qui reporte à de futures réformes la possibilité de valoriser des cépages traditionnels plus résistants aux maladies et au stress climatique », selon l’eurodéputée Cristina Guarda (Verts/ALE, italienne). Éric Sargiacomo (S&D, français) a salué un accord qui offre de nouveaux outils de régulation du marché, tout en critiquant lui aussi que le Conseil ait refusé de légaliser les cépages interdits. (Lionel Changeur)