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Bulletin Quotidien Europe N° 13726
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Transports/industrie

La droite au Parlement européen peste contre l’interdiction de produire des véhicules à moteur thermique après 2035

À la demande du groupe CRE, le Parlement européen a débattu de l'interdiction de la vente de voitures neufs à moteur à combustion dans l'UE après 2035, mercredi 8 octobre. L’hémicycle était très divisé.

À l'instar de certains ministres européens (EUROPE 13719/4), la droite de l’hémicycle souhaite revenir sur cette mesure adoptée en 2023 (EUROPE 13499/4). Ce débat intervient alors que plusieurs États membres, notamment l'Allemagne et l'Italie, ont écrit une lettre commune à la Commission européenne la veille pour demander de renoncer à l’objectif de 2035 et d'accepter la neutralité technologique et la liberté d'innover.

La mauvaise santé de l’industrie automobile européenne et la domination de la Chine sur le marché européen du véhicule électrique inquiètent beaucoup certains députés. Pour eux, cette interdiction ne fait que nuire à l’économie européenne.

« L'interdiction des véhicules à combustion d'ici 2035, c'est une politique erronée, suicidaire, qui offre à la Chine l'ensemble de notre marché », a considéré Carlo Fidanza (CRE, italien). « Le secteur électrique devient le cheval de Troie des Chinois, qui veulent conquérir également le marché hydrothermique ».

Jens Gieseke (PPE, allemand) a appelé, lui aussi, à la neutralité technologique. « L'avenir ne sera pas purement électrique et ne sera pas purement les moteurs à combustible », a-t-il estimé. « Nous devons encourager la mobilité électrique, bien sûr, construire les infrastructures, améliorer les conditions, mais en même temps, il faut également un plan réaliste pour la décarbonation. » Il a assuré que son groupe était « prêt à travailler au centre ». 

Pour Patryk Jaki (CRE, polonais), qui a initié ce débat, et Klára Dostálová (PfE, tchèque), il en va de l’accessibilité des véhicules électriques. « C'est un débat qui porte sur la question de savoir si l'Europe sera pour tous ou sera uniquement pour les riches », a lancé le premier.

Du côté de la Commission européenne et à gauche, on a défendu l'interdiction. Mohammed Chahim (S&D, néerlandais) a démontré que beaucoup de pays passent aussi à l’électrique, comme le Vietnam et l'Éthiopie. Pour lui, cette révolution technologique étant inéluctable, il a appelé à investir dans des programmes pour développer le parc automobile électrique.

Wopke Hoekstra, commissaire européen au Climat, à la Neutralité carbone et à la Croissance propre, a défendu les actions actuelles de la Commission, issues du dialogue stratégique avec le secteur (EUROPE 13708/2). (Anne Damiani)

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