Les ministres européens de l’Industrie ont demandé à la Commission européenne d'accélérer la mise en place de mesures visant à soutenir le secteur automobile, lundi 29 septembre, lors du Conseil ‘Compétitivité’ à Bruxelles.
« Il est urgent d'agir, d'avancer face à la crise, parce que le secteur automobile vit une véritable crise et [...] nous avançons trop lentement », a lancé le ministre français, Marc Ferracci. « Les annonces du 12 septembre sont en réalité très proches de celles du plan automobile de mars dernier, et ce rythme trop lent a tendance à dégrader notre crédibilité vis-à-vis de nos populations et vis-à-vis de nos industries ».
Le commissaire européen à la Prospérité et Stratégie industrielle, Stéphane Séjourné, venu présenter les résultats du troisième dialogue stratégique avec les représentants du secteur automobile (EUROPE 13708/2), s’est voulu rassurant. « J'ai bien pris note à la fois de l'ambition et de la vitesse. Sachez qu'en tout cas, la Commission est mobilisée pour pouvoir aller plus vite », a-t-il souligné. D'après lui, un ensemble de mesures seront présentées avant la fin de l'année 2025 : - une révision des normes d’émissions de CO2 des véhicules ; - une proposition législative sur la décarbonation des flottes d'entreprise ; - une initiative sur les petits véhicules électriques abordables ; - le programme visant à stimuler la production de batteries ('battery booster') (EUROPE 13706/6).
Cependant, plusieurs ministres ont évoqué le besoin d’une approche fondée sur la neutralité technologique. Les ministres autrichien, polonais, tchèque et slovaque sont même allés plus loin, appelant à revenir sur l’objectif de 2035 d’interdire la production de véhicules à moteur thermique. (Anne Damiani)