Deux ans après l’entrée en vigueur du ‘Chips act’ pour stimuler la production de semi-conducteurs dans l’Union européenne (EUROPE 12886/1), les ministres de l’Industrie de l’UE ont appelé, lundi 29 septembre, à une autre législation du même type avec de nouveaux objectifs. Dans une déclaration signée par les vingt-sept États membres de l’UE, ces derniers mettent en avant « le besoin d’une deuxième phase du ‘Chips act’ renforcée, qui soit à la fois ambitieuse et tournée vers l’avenir ».
Les signataires ont établi une liste d’actions à mettre en œuvre pour arriver à une véritable industrie des semi-conducteurs en Europe. Cela passe par le renforcement de la recherche et la mobilisation de capitaux privés.
Plus particulièrement, ils estiment que la question des délais pour obtenir des permis d’implantation reste un problème majeur. C’est pourquoi les auteurs recommandent l’introduction d’un Projet important d’intérêt européen commun (PIIEC) accéléré qui puisse raccourcir l’attente pour les permis.
De plus, les États membres disent vouloir travailler à une législation sur les permis d’urgence.
D’autre part, le prochain cadre financier pluriannuel devra refléter l’importance stratégique de la production de semi-conducteurs, insistent les Vingt-sept.
Lundi 29 septembre, le porte-parole de la Commission européenne chargé du numérique, Thomas Regnier, a rappelé que la Commission avait ouvert un appel à contributions à propos du 'Chips act' début septembre.
Voir la déclaration : https://aeur.eu/f/inn
Voir l'appel à contributions de la Commission : https://aeur.eu/f/inq (Léa Marchal)