La conférence mondiale de l’UNESCO sur les politiques culturelles et le développement durable, Mondialcult, s’est ouverte pour trois jours à compter de ce lundi 29 septembre.
En préambule de cette édition accueillie par le gouvernement espagnol à Barcelone, le commissaire européen à la Culture, Glenn Micallef s’est réjoui que les ministres des 194 États membres de l’organisation onusienne reconnaissent la culture comme « un bien public ».
Aussi a-t-il réaffirmé son rôle « dans le soutien au multilatéralisme et la promotion de solutions pacifiques », une charge d’autant plus importante dans le « contexte de tensions géopolitiques actuelles ».
La définition de l'agenda mondial de la culture, objectif poursuivi par l’événement, résonne, comme l’a rappelé le commissaire, avec la vision de l’Union européenne, cette dernière « considér(ant) la protection de la diversité culturelle » - qu’elle tend à assurer par son programme 'Europe créative' et sa future 'Boussole de la culture' (EUROPE 13617/7) - comme « indispensable à la paix et la sécurité ».
En outre, Glenn Micallef a rappelé que cette aspiration, en adéquation la convention de l’UNESCO de 2005, ne peut se transformer « en actions concrètes » sans le concours d’une coopération internationale.
Le « partenariat avec l’UNESCO est vital » a-t-il déclaré en ce sens.
Jusqu’au mercredi 1er octobre, le forum ministériel de l'UNESCO - où sera présenté le premier rapport mondial sur l'état de la culture - consacré cette année à l’intelligence artificielle - sera notamment l'occasion d'élaborer des solutions communes pour garantir que l'utilisation de l'IA respecte pleinement les droits des artistes.
Le programme : https://aeur.eu/f/inr (Nithya Paquiry)