Le niveau élevé de la dette, des besoins de dépenses importants liés au changement climatique, au vieillissement de la population et parfois à l'augmentation des dépenses de défense, a conduit les juridictions de tous niveaux de revenu à adopter des stratégies visant à mobiliser davantage de recettes, a souligné l’OCDE dans un rapport publié jeudi 11 septembre.
Certaines juridictions ont choisi d'augmenter les taux standard de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), de l'impôt sur les sociétés ou de l'impôt sur le revenu des personnes physiques ainsi que les taxes liées à la santé et à l'environnement. D'autres ont adopté des approches plus ciblées pour augmenter les recettes fiscales, notamment en introduisant des taxes ou des surtaxes temporaires ou permanentes sur les bénéfices excédentaires. Ces mesures varient en termes de portée, certains pays les appliquant à des secteurs spécifiques, à des entreprises très rentables ou directement aux bénéfices excédentaires eux-mêmes.
Un plus grand nombre de juridictions ont relevé les taux maximaux de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et du capital par rapport aux années précédentes, souvent dans le but de générer des recettes ou de renforcer la progressivité de l'impôt. Si les mesures de réduction de l'assiette fiscale continuent d'être utilisées pour atténuer les pressions sur le coût de la vie, les mesures de soutien mises en place en 2024 sont devenues plus ciblées et moins dépendantes d'allègements généraux par rapport à la réponse apportée lors de la crise des prix de l'énergie.
Lire le rapport : https://aeur.eu/f/if4 (Anne Damiani)