Les États membres de l’UE ont réaffirmé leur position commune en vue des négociations internationales pour parvenir à un ‘Traité plastiques’ ambitieux, lors d’une réunion informelle des ministres de l’Environnement et du Climat, à Aalborg (Danemark), vendredi 11 juillet.
L'objectif sera de parvenir à un accord pour le Traité mondial sur la pollution plastique lors des négociations à Genève, du 5 au 14 août, après l'échec des négociations à Busan (Corée du Sud) en décembre 2024 (EUROPE 13536/14).
« Notre mission est de parvenir à un accord, de maintenir des ambitions élevées sur les points clés, de mettre fin à la pollution plastique, et de le faire de manière à ce que les pays, notamment les pays en développement, puissent bien sûr continuer à développer leur économie, mais en utilisant un plastique qui soit débarrassé des éléments nocifs pour l’environnement », a prévenu le ministre de l'Environnement du Danemark, Magnus Heunicke, tout en convenant qu'il ne serait « pas facile de conclure de tels accords à Genève ».
La ministre de l'Environnement de la France, Agnès Pannier-Runacher, a appelé à entamer les négociations à partir de la déclaration de Nice, qui a été signée par près de cent pays, mardi 10 juin à Nice, lors de la conférence des Nations unies sur l’océan.
Cette déclaration reprenait les bases de la position adoptée par l'Union européenne à Busan : réduire la production et la consommation de polymères plastiques vierges à des niveaux durables ; obliger les parties à déclarer leur production, leurs importations et leurs exportations de polymères plastiques vierges ; supprimer progressivement les produits plastiques les plus problématiques et les substances chimiques préoccupantes ; contraindre l'amélioration de la conception des produits plastiques et mobiliser les ressources nécessaires de toutes les sources et imposer le principe du pollueur-payeur (EUROPE 13657/5).
Pour rappel, la réduction de la production de polymères et les interdictions et restrictions des produits chimiques préoccupants dans les produits en plastique ont été au cœur des divergences, à Busan. (Florent Servia)