Lors d'un échange avec la presse, jeudi 20 février, l’Oxford Committee for Famine Relief (OXFAM) a appelé l’Union européenne à prendre des mesures concrètes envers Israël en vue du conseil d’association prévu lundi 24 février, afin de garantir l'application du droit international à Gaza et en Cisjordanie.
La voix de la confédération se mêle ainsi à celles d’autres ONG qui avaient exprimé des revendications similaires, la veille (EUROPE 13583/20).
Si la suspension de l’accord d’association, encouragée par une partie de la société civile, nécessite l’unanimité des États membres, Martin Konečný, directeur du European Middle East Project (EuMEP), a insisté sur le fait que « l'arrêt des échanges commerciaux ne nécessite qu’une majorité qualifiée ».
Le nombre élevé de ministres attendus à la rencontre qui aura lieu en marge du Conseil des affaires étrangères « est une opportunité pour les États membres d’exiger individuellement le respect des engagements de l’accord [d'association] », a-t-il assuré.
Plaidant pour soutenir « le cessez-le-feu et un effort de reconstruction palestinien », Bushra Khalidi, porte-parole d'OXFAM, a exigé que les droits de l'homme ne s'appliquent pas seulement quand cela est « politiquement opportun ». « Les Palestiniens ne peuvent pas se permettre d'autres paroles en l'air », a-t-elle asséné. (Justine Manaud)