La porte-parole de la Commission européenne Paula Pinho a réaffirmé, jeudi 30 janvier, que l’Union européenne « maintenait son objectif d’élimination progressive des importations de gaz russe », en réaction à un article du Financial Times publié dans la matinée, rapportant que des représentants de l’UE avaient évoqué l'idée de reprendre les importations de gaz russe via gazoduc dans le cadre d’un potentiel accord de paix avec l’Ukraine.
« Nous ne confirmons aucun lien signalé dans l'article entre le transit de gaz via l'Ukraine et d'éventuels pourparlers de paix », a-t-elle déclaré.
Depuis le 1er janvier dernier, le gaz russe ne transite plus à travers le territoire ukrainien suite à la fin de l’accord entre l’énergéticien ukrainien Naftogaz et le géant russe Gazprom, qui n’a pas été prolongé (EUROPE 13565/5).
L’article du Financial Times indique que l’idée de reprendre les importations via gazoduc, moins coûteuses que le gaz naturel liquéfié (GNL), aurait été soutenue par « certains responsables allemands et hongrois, avec le soutien d’autres capitales, qui y voyaient un moyen de réduire les coûts énergétiques européens ».
Cette discussion a eu lieu alors que le Premier ministre slovaque, Robert Fico, très critique sur la fin de l’accord de transit, était attendu une nouvelle fois à Bruxelles pour s’entretenir avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, « pour faire le point sur la situation » (EUROPE 13567/29).
Finalement, cette rencontre a été annulée à cause d'un problème technique visant le contrôle de l’espace aérien à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, forçant l’avion de M. Fico a faire demi-tour vers la Slovaquie. (Pauline Denys)