Les ministres de l’Intérieur de l’UE, réunis informellement à Varsovie jeudi 30 janvier, ont évoqué avec le commissaire européen chargé des Affaires intérieures et de la migration, Magnus Brunner, leurs besoins en terme d’outils et de nouvelles directions pour renforcer la sécurité intérieure de l’UE.
À l’issue de la discussion, le commissaire a listé les défis et l’échelle des menaces qui se posent aux États membres entre le crime organisé, le sabotage délibéré, notamment des infrastructures critiques, ou la radicalisation en ligne. La sécurité « est une responsabilité collective », a-t-il ajouté, et tout autant un « droit fondamental de la société » qu’un « prérequis » pour le bien-être économique.
Cette approche traitera notamment de la question de l’accès des forces de police aux données. Une initiative phare sera aussi le « renforcement du mandat d’Europol », a ajouté le commissaire, se félicitant d’avoir eu le soutien des ministres.
Le ministre polonais, Tomasz Siemoniak, a estimé que la discussion a montré « une vision commune ». « Nous voulons une Europe sûre et que la migration irrégulière soit freinée », a-t-il déclaré.
Le ministre en a profité pour rappeler que l’agence Frontex a fêté son vingtième anniversaire et la discussion du jour a aussi démontré la volonté des États membres de renforcer l’agence de gestion des frontières extérieures de l’UE.
Une autre session, au déjeuner, était consacrée à la résilience de l’UE et à la préparation aux grandes crises, en présence de la commissaire Hadja Lahbib, chargée de la Préparation et de la gestion des crises. (Solenn Paulic)