La Commission européenne a annoncé, mardi 10 décembre, avoir sélectionné sept premiers sites pour accueillir ses premières « usines à intelligence artificielle » ('AI Factories'), une initiative qui doit viser à renforcer les capacités européennes en matière de développement et d'entraînement de modèles d'IA.
Ces usines, hébergées dans des centres de recherche et de technologie de sept pays européens (Espagne, Italie, Finlande, Luxembourg, Suède, Allemagne et Grèce), représentent un investissement de 1,5 milliard d'euros, financé à parts égales entre l’UE et les États participants.
Ces « usines d’IA », qui visent à augmenter la puissance de calcul disponible pour l'IA en Europe, seront interconnectées et mises à la disposition des start-up, de l'industrie et des chercheurs européens.
Elles rassemblent plusieurs infrastructures de calcul haute performance dites supercalculateurs européens (EuroHPC), pour permettre le développement de modèles d’IA avancés dans des secteurs estimés stratégiques : la santé, l'industrie, la finance, l'agriculture, l'environnement et la cybersécurité.
Entre 2025 et 2026, cinq nouveaux supercalculateurs seront déployés, tandis que deux sites exploiteront ou moderniseront des systèmes déjà existants.
La mise en place de ces premières usines était un objectif des cent premiers jours du nouveau mandat d’Ursula von der Leyen. La commissaire désignée au Numérique et la Souveraineté technologique, Henna Virkkunen, avait mentionné son ambition d'en lancer au moins cinq dès le début son mandat (EUROPE 13511/19)
Les États membres intéressés par le projet peuvent encore soumettre leurs propositions jusqu’au 1er février 2025. (Isalia Stieffatre)