Lors de la session d'ouverture du Sommet sur la politique européenne TCS organisé par Friends of Europe et Tata Consultancy Services, consacré à la décarbonation de l’UE, lundi 9 décembre, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a réaffirmé son soutien à l’énergie nucléaire en tant que source nécessaire à l’électrification massive de l’économie européenne.
« Le nucléaire doit faire partie du mix électrique », a-t-il insisté, expliquant que malgré les coûts initiaux élevés, le nucléaire était, à l’aube d'une nouvelle « ère de l’électricité », une source d’énergie « sûre et neutre en carbone », à côté des énergies renouvelables,
Si M. Birol a reconnu que les pays étaient libres de choisir leur mix, il a toutefois regretté une nouvelle fois la décision allemande de fermer ses centrales nucléaires existantes.
Il a rappelé également que, ces cinq dernières années, 85% de toutes les centrales nucléaires construites à travers le monde étaient situées en Chine.
M. Birol compte porter le sujet du nucléaire sur la table des discussions du Forum économique de Davos, fin janvier 2025, et publier, en amont, un rapport de l’AIE consacré au financement des centrales nucléaires, notamment des petits réacteurs modulaires ('SMR').
Interrogé également sur sa vision concernant les technologies de captage et le stockage de carbone (CCS), M. Birol a expliqué que l’histoire du CCS était une « histoire de déception », n’ayant pas reçu le soutien nécessaire, malgré son importance critique. « C’est une technologie qui peut encore faire la différence, à condition que les mesures d'incitation et de soutien appropriées soient mises en place », a-t-il affirmé. (Pauline Denys)