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Bulletin Quotidien Europe N° 13542
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ACTION EXTÉRIEURE / GÉorgie

L’UE déplore la répression contre les manifestants

La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a déploré, mardi 10 décembre, les actions répressives contre les manifestants, les représentants des médias et les dirigeants de l’opposition en Géorgie. Dans un communiqué, elle a appelé à la libération immédiate de toutes les personnes détenues.

« Depuis près de deux semaines, le peuple géorgien défend ses aspirations démocratiques et européennes, confronté à la force brutale et illégale de la police alors qu’il exerce son droit à la liberté d’expression », a dénoncé la porte-parole dans un communiqué, citant des rapports « inquiétants » d’organisations de la société civile et du Défenseur public de Géorgie faisant état de violences graves et intentionnelles, « suscitant des inquiétudes crédibles quant à des cas de torture et de traitements inhumains ». Alors que plus de 400 personnes ont été arrêtées et plus de 300 auraient subi des violences et des mauvais traitements, elle a estimé que toutes les allégations de torture et de mauvais traitements devaient faire l’objet d’une enquête « crédible ».

La porte-parole du SEAE a également exhorté le parti Rêve géorgien à désamorcer la situation et à mettre un terme à cet environnement qui entraîne de graves conséquences pour le peuple géorgien, ajoutant que la violence n’était pas la réponse aux revendications des manifestants pour un avenir démocratique et européen de la Géorgie. Elle a prévenu que les ministres des Affaires étrangères de l'UE, réunis en Conseil le 16 décembre, envisageront des mesures supplémentaires contre le gouvernement.

Les dirigeants européens devraient aussi, lors de leur sommet du 19 décembre, exprimer leurs « graves préoccupations » concernant les récents développements en Géorgie. « Le Conseil européen condamne fermement les violences contre les manifestants pacifiques. Les autorités géorgiennes doivent respecter le droit à la liberté de réunion et d’expression, et s’abstenir de recourir à la force », devraient-ils prévenir, selon un projet de conclusions du sommet obtenu par Agence Europe. Les chefs d’État ou de gouvernement devraient demander que tous les actes de violence fassent l’objet d’une enquête et que les responsables rendent des comptes.

Le Conseil européen devrait souligner que l’Union est prête à soutenir les aspirations européennes du peuple géorgien et regretter la décision du gouvernement géorgien de suspendre le processus d’adhésion du pays à l’UE jusqu’en 2028. (Camille-Cerise Gessant)

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