Le président du Conseil européen, António Costa, s’est adressé aux membres du Comité social et économique européen (CESE), mercredi 4 décembre. Sa venue, qui intervient le quatrième jour de son mandat, a été saluée par le Président du CESE, Oliver Röpke.
Après avoir insisté sur l’importance de l’inclusion des partenaires sociaux dans l’élaboration des politiques européennes, M. Costa a surtout mis l’accent sur la compétitivité de l’UE dans son discours.
Les travaux pour rendre l’Europe compétitive passent en premier par le renforcement du Marché unique, selon lui. Celui-ci a été « gelé à un certain niveau d’intégration », a-t-il affirmé. « Nous devons faciliter les échanges économiques au-delà des frontières, surtout pour les petites et moyennes entreprises. Nous devons faciliter la fourniture de services transfrontaliers. Et pour le capital également, car la fragmentation que l’on observe aujourd’hui empêche les entreprises innovantes de grandir ».
Il a soutenu les principes de règles claires et de réduction de la charge administrative pour les entreprises.
La compétitivité de l’UE va de pair avec les investissements, a-t-il également souligné. Si la mobilisation des capitaux privés dans l'UE est primordiale, l’injection de fonds publics aussi est « essentielle », selon lui : « Nous devons donc aborder le prochain budget de l’UE avec une certaine ouverture d’esprit ». Et de rappeler l’importance de traiter les pays membres et leurs besoins en investissements au cas par cas.
Au Conseil européen, qu'il préside, les chefs d'État ou de gouvernement sont divisés sur l'idée d'ajouter de nouvelles lignes au budget de l'UE pour soutenir l'industrie. (Léa Marchal)