L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a indiqué, mercredi 4 décembre, que si les clôtures peuvent contribuer à lutter contre la propagation de la peste porcine africaine (PPA), « elles doivent être associées à d'autres mesures pour une efficacité maximale ».
Les clôtures, combinées à l'abattage, à l'enlèvement des carcasses et à l'infrastructure routière existante, peuvent contribuer à contrôler la peste porcine africaine chez les sangliers, selon un avis de l'EFSA. Toutefois, le succès de ces clôtures dépend de leur mise en œuvre rapide et de leur entretien régulier. Les barrières naturelles (rivières ou zones urbaines) peuvent aussi limiter les déplacements des sangliers, selon les experts.
Voir l'avis de l'EFSA : https://aeur.eu/f/eml
Bien que la densité des sangliers soit un facteur important de propagation, l'analyse n'a pas révélé d'effet clair. D'autres facteurs (habitat, climat et barrières potentielles) jouent également un rôle dans la propagation du virus, mais des données supplémentaires sont nécessaires.
Les experts de l'EFSA ont examiné l'utilisation de l'immunocontraception pour réduire les populations de sangliers et estimé que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mettre au point un vaccin oral sûr et efficace. Ces efforts devraient tenir compte, entre autres, des impacts environnementaux à long terme, selon l'EFSA.
Le rapport étudie le rôle des tiques et des insectes en tant que vecteurs potentiels du virus. Si les tiques n'ont pas été responsables de la propagation du virus dans l'UE au cours de la dernière décennie, le rôle des mouches piqueuses reste incertain.
Pour les porcs domestiques, des mesures de biosécurité strictes sont essentielles pour empêcher l'introduction du virus dans les exploitations. (Lionel Changeur)