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Bulletin Quotidien Europe N° 13532
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Proche-orient

Les députés européens divisés sur les suites à donner à la décision de la CPI sur Benyamin Netanyahou et Yoav Gallant

Les représentants des groupes politiques sont apparus divisés, mardi 26 novembre, sur les suites à donner à la décision de la Cour pénale internationale d'émettre des mandats d'arrêt à l'encontre du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et de son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité (EUROPE 13529/3, 13530/13).

« On parle de droit international quand on parle de la Chine et de la Russie, mais maintenant que certains alliés sont confrontés au même problème, on entend le silence ou des protestations et même des dénégations. Si le mandat d'arrêt est nié, le droit pénal n’a plus aucune valeur », a estimé Hilde Vautmans (Renew Europe, belge), se demandant comment faire pour que la décision de la CPI soit respectée par tous les États membres. 

Catarina Vieira (Verts/ALE, portugaise) a regretté le fait que le mandat d'arrêt contre M. Netanyahou n'ait rien changé au comportement des Européens. « On continue d'exporter des armes, on fait comme d’habitude et certains États membres nient la validité du mandat d’arrêt », a-t-elle dénoncé.

« Le silence d'Ursula von der Leyen et la réponse à demi-mot de certains États membres sont honteux, la crédibilité de l'UE est en morceaux », a ajouté Lynn Boylan (La Gauche, irlandaise), ajoutant que continuer à faire du commerce avec Israël signifiait « être complice » de l'État hébreu et qu'il fallait sanctionner Israël.

Mais d'après Bert-Jan Ruissen (CRE, néerlandais), les pays qui « suivent aveuglement la CPI et sont prêts à arrêter Netanyahou » se trompent. « Les pays ont leur propre responsabilité. Ils ont au moins l'obligation de contrôler que la base du mandat d'arrêt est solide et on peut largement en douter », a-t-il estimé.

Selon Jorge Martín Frías (PfE, espagnol), placer sur le même plan le chef du Hamas, une organisation terroriste, et le Premier ministre d'un pays démocratique « est un manque de clarté qui montre que le multilatéralisme est pourri et nourri par les idées les plus faibles de l’islamo-gauchisme ».

Le même jour, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont promis qu'ils respecteraient leurs « obligations respectives » concernant les mandats d'arrêt de la CPI. Le Canada, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, le Japon et l'Italie reconnaissent la CPI, ce qui n'est pas le cas des États-Unis. (Camille-Cerise Gessant)

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